"Elle fait tellement de playback qu'on peut la shazamer" : service minimum pour Britney Spears à Bercy

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ON Y ÉTAIT - La princesse de la pop mondiale proposait ce mardi à l'AccorHotels Arena le spectacle "Piece of Me" qu'elle a donné à Las Vegas pendant quatre ans. Un ersatz, devrions-nous dire, puisqu'une partie des impressionnants décors n'avaient pas fait le déplacement. Quant au micro, il était - comme à chacun de ses concerts - accessoire.

Certains ont crié au scandale. D'autres n'ont pas caché leur déception. Mais réserver une place pour un concert de Britney Spears se fait en toute conscience. Non, vous n'entendrez jamais le son de sa voix en musique. Depuis le début de sa carrière, la chanteuse américaine a toujours misé sur le show et les chorégraphies au détriment du chant sur scène. Et sa première date parisienne en sept ans, mardi soir à l'AccorHotels Arena, n'a pas dérogé à la règle. Dans la cadre d'une mini-tournée en Europe, elle venait présenter au public français "Piece of Me", le spectacle qui a signé sa renaissance à Las Vegas.

Joué pendant quatre ans au casino Planet Hollywood, le show est calibré. Millimétré. A peine le temps pour elle de lancer un "comment ça va Paris ?", les interactions avec la salle - annoncée complète mais pourtant clairsemée à certains endroits - sont très limitées. Son entrée sur "Work Bitch" électrise une foule déjà conquise et bien échauffée par la première partie assurée par Pitbull. Les tubes s'enchaînent, de "Baby One More Time" à "Oops I Did It Again" en passant par "Womanizer", "I'm a Slave For You" et "Toxic". Dans la fosse, ça chante - plus fort qu'elle -, ça danse dans une forme de nostalgie heureuse d'un temps désormais révolu.  

Des chorégraphies désynchronisées

Car Britney Spears a beau clamer "It's Britney bitch", la Britney d'antan n'est plus. "Elle fait tellement de playback qu'on peut la shazamer, ça fonctionne...", s'amuse notre voisin de derrière. Sur scène, elle a toujours un temps d'avance ou de retard sur ses danseurs. C'était déjà la même chose à Las Vegas, où nous avions assisté à ce même spectacle il y a deux ans. Mais dans le Nevada, l'artillerie était plus lourde. L'énorme guitare sur laquelle elle se déhanchait au son de "I Love Rock'n Roll", les grandes ailes dans lesquelles elle s'élevait sur "Everytime" et le cercle en feu dans lequel elle chantait "Circus" n'ont pas fait le déplacement.  Les deux premières chansons ont d'ailleurs disparu. 


Le service était minimum mais il était là pour les plus fans de l'assistance. Et on ne sait trop pourquoi, on pardonne bien à Britney Spears ce show en-deçà des attentes car le personnage reste attendrissant. Une icône revenue de loin, comme l'a rappelé Pitbull avant de lui céder la place. Une jeune femme de bientôt 37 ans qui a tout connu et parvient tout de même à (presque) remplir deux soirs de suite les quelques 20.000 places de Bercy. "Je suis quand même contente de l'avoir vue", souligne une autre de nos voisines. Une nostalgie heureuse, on vous dit. Pour l'amour de la musique live, on repassera.

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