Eminem en procès contre le parti au pouvoir en Nouvelle-Zélande pour utilisation illégale de sa musique

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PROCÈS - Eminem ne veut pas que sa musique soit utilisée n'importe comment, et sans son autorisation. En 2014 le rappeur a attaqué en justice le parti au pouvoir en Nouvelle-Zélande qui s'est servi de "Lose Yourself" pour sa campagne publicitaire. Le procès est en cours à Wellington.

C'est un procès peu commun qui s'ouvre à Wellington ce lundi 1er mai. La capitale néo-zélandaise voit s'opposer en justice le parti politique au pouvoir et... le rappeur américain Eminem. En septembre 2014, l'artiste portait plainte après l'utilisation d'une version non-autorisée de son tube "Lose Yourself" dans la campagne publicitaire électorale. Ses éditeurs Eight Mile Style et Martin Affiliated demandaient à l'époque des dommages et intérêts pour violation de droit d'auteur.


On peut entendre, dans l'un des spots publicitaires, une version instrumentale de la musique, qui aurait été achetée à la bibliothèque de sons "Beatbox Music" sans aucune complainte, affirme le parti au pouvoir. 


Selon The New Zealand Herald, Eminem n'est pas présent au procès et ne compte pas faire d'apparition. C'est son représentant, Garry Williams, qui se retrouve face au juge. "C'est une composition musicale iconique. 'Lose Yourself' est un joyau de la couronne dans le catalogue d'Eminem" a-t-il expliqué à l'AP.  

Nous sommes Américains et nous ne connaissons pas la politique néo-zélandaiseLe représentant d'Eminem

Au début du procès, qui se déroulera sur six jours, Garry Williams a lancé "Lose Yourself" sur un ordinateur devant le juge et les neufs avocats présents dans la salle. Si les représentants du parti national ne souhaitent pas commenter l'affaire, Joel Martin, un porte-parole des éditeurs d'Eminem, a expliqué à l'AP qu'il est surpris qu'aucun arrangement n'ait été trouvé avant le procès, ajoutant que s'attaquer à une telle entité comme un gouvernement est "inhabituel" et "extraordinaire". "Nous n'aurions jamais accepté l'utilisation de cette musique pour toute campagne politique. Nous sommes Américains et nous ne connaissons pas la politique néo-zélandaise", a-t-il conclu.

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