Eurovision 2016 : 3 astuces pour que la France ne termine pas bonne dernière

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CONCOURS – Le 61e Concours européen de la chanson se déroulera le 14 mai à Stockholm. Lors d'une conférence de presse donnée lundi 11 avril, la délégation française a affirmé sa volonté de remonter le niveau de la France, toujours très bas, et de dé-ringardiser l'émission. Trois aspects devraient nous permettre de ne pas rentrer rouges de honte.

En cuisine, en judo, en saut à la perche, la France brille à l'international. Mais en chanson, ça non. Candidat malheureux de l'Eurovision, notre beau pays ne veut pas revivre l'humiliation de l'an dernier, où malgré une jolie prestation, notre candidate Lisa Angell avait fini avant-dernière. Pour l'édition 2016, Amir et son entêtant "J'ai cherché" est davantage calibré finaliste potentiel. Mais ça ne suffira pas : voici les autres conditions pour sauver l'honneur.

 Mobiliser les pays limitrophes à voter pour nous
Pour Marianne James, qui co-animera la finale avec Stéphane Bern, l'explication est simple : l'Europe est constituée de blocs qui votent naturellement les uns pour les autres… sauf pour la France. " Il y a le premier groupe, celui des pays du nord (Suède, Norvège, Finlande), qui vote pour ses voisins limitrophes. Puis le groupe de l'est, Pologne, Russie : pareil. Historiquement parlant, ils se donnent facilement 10 ou 12 points, pour des chansons qui montent à 80 points. Et puis le bloc des Balkans, qui fait pareil là encore." Et le bloc latin alors ? "Ce n'est pas qu'on n'est pas bons", poursuit l'animatrice, "c'est que depuis des années, la Belgique, la Suisse, l'Italie, l'Allemagne et Espagne ne votent tout simplement pas pour nous, ils ne font pas front." En d'autres termes, il faut mobiliser tous nos amis des pays voisins et leur demander gentiment de voter pour la France. Au moins pour cette fois.

 Compter sur une erreur avec le nouveau système des doubles points
La complexité du système des votes fait partie du charme de l'Eurovision. Vous savez, ce décompte interminable avec les pays qui bougent sur une liste encore plus longue en fonction des points attribués… "Cette année, les points seront doublés", annonce Edoardo Grassi, chef de la délégation française de l'Eurovision 2016. Ce qui ne change pas grand-chose. "Et les animateurs de chaque pays ne montreront que les dix premiers pays en tête." Ça, ça évite l'humiliation de se voir stagner en queue de peloton. "On ne connaîtra donc le gagnant qu'à la toute fin du décompte des points." Ce sera donc aussi long que d'habitude, mais cette fois on aura les nerfs en pelote jusqu'au bout.

 Ne pas prendre l'Eurovision trop au sérieux
Ringard, l'Eurovision ? Plus maintenant. Stéphane Bern a les yeux qui brillent au souvenir de la dernière finale, à Vienne : "c'était novateur, ça bougeait, c'était extra ! Tout le monde a pu se rendre compte de la dé-ringardisation de la cérémonie." Il invite à prendre "l'Eurovision comme un grand événement populaire, sympathique, qui a du sens". Les millions de téléspectateurs qui regardent les télé-crochets se régaleront, d'autant plus que le concours se joue aussi sur la scénographie des chansons. Motus sur celle d'Amir. Il faudra attendre le 14 mai, avec un plateau télé et le portable allumé pour voter. Les sceptiques et les snobs n'auront qu'à se dire qu'ils s'échauffent pour l'Euro.

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