Festival Sakifo : Danyèl Waro, Charles X et Coely enchantent la Réunion


MUSIQUE
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LIVE - Des découvertes dont une révélation à suivre sérieusement, des icônes de la musique, un dj-set final dans un décor de rêve : le festival Sakifo, qui se tenait le week-end dernier à la Réunion, a tenu toutes ses promesses. Metronews y était et vous raconte.

Vendredi 23 mai. Une pluie torrentielle s’est abattue sur le site du Sakifo situé au sud de l’île de la Réunion et ni Youssoupha, ni le chanteur -M- qui sera reprogrammé le dimanche, n’ont pu jouer. Autant dire que les artistes programmés le samedi étaient attendus de pied ferme. À commencer par Stromae. Mais aussi Danyèl Waro, icône de la musique réunionnaise samplé illégalement par Kanye West et l’artiste Apolonia, programmés avant le phénomène belge.

Sur le papier, leur alliance effrayait un peu les puristes du maloya et du séga, genres musicaux propres à l’île dans lesquels ils excellent respectivement. Mais sur scène, l’énergie de ses deux grandes voix a tout balayé sur son passage. "Well, I’m bad a guy , lance de son côté Charles X. Lunettes noires, bretelles lâchées sur son pantalon, gros bracelets autour du poignet gauche, le Californien de 24 ans basé en France s’amuse avec le public de curieux.

Une prodige nommée Coely

Mais la révélation du festival s’appelle Coely (prononcez koéli) . "Can I get a soulful ‘yeah’ ?" La voix de la jeune femme se brise, des larmes coulent. L'émotion d'être l'un des meilleurs espoirs de la scène hip-hop européenne ? La rappeuse belge d’origine congolaise a littéralement emporté le festival avec son show tout en énergie et en grâce juvénile.  Ses morceaux en anglais mixent hip-hop old, school trap et une bonne dose de fun.

À vingt ans à peine, Coely a gobé Prodigy, Michael Jackson, Lauryn Hill. On peut regretter qu’elle lorgne trop sur ses modèles anglo-saxons mais comme eux, c’est une future grande, qui va faire parler d’elle. Les festivités se poursuivront sur la plage où David Walters, musicien baroudeur, s’est installé aux platines. Apprécier la sélection du chanteur et l’écume blanche de l’Océan Indien, cela n’a pas eu de prix pour bon nombre de festivaliers.

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