Gush, simples et funky avec leur nouvel album "Mira"

Gush, simples et funky avec leur nouvel album "Mira"

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PORTRAIT – Le chevelu quatuor publie "Mira", un deuxième album au groove irrésistiblement sexy. Focus sur le groupe français, qui pourrait très bien prétendre un jour à une carrière internationale.

Avec Gush, les repas de famille ne ressemblent à aucun autre. Le groupe est composé des frères Polycarpe, Xavier et Vincent, et de leurs cousins Mathieu et Yan. "On s'est rencontrés vers 17 ans, on s'est rendus compte au lycée qu'on avait des liens familiaux éloignés, comme dans une bonne série américaine", plaisante Mathieu. Les quatre trublions font de la musique depuis une dizaine d'années, d'abord séparément sous des noms de scènes obscurs.

Jusqu'à l'arrivée de Gush, soit jaillissement en anglais, en 2005. Leur marque de fabrique ? Une complémentarité dans les instruments, une polyphonie étonnante et une complicité évidente, fruit de longues sessions de travail. "Comme on est quatre à composer, ça prend du temps de trouver un compromis, argue Mathieu. On est impliqué à chaque étape de la création, et on se prend vraiment la tête sur les paroles en anglais, surtout Yan pour qui c'est la langue maternelle."

Un groove sexy

Après une nomination aux Victoires de la musique pour son premier album "Everybody's god", le quatuor met un coup de pied dans sa propre fourmilière avec "Mira", un deuxième opus irrésistiblement funky. "C'est bien de bousculer les choses, de ne pas se reposer sur ses lauriers, cela nous fait plaisir que les gens soient déroutés", s'écrie Mathieu, qui évoque les réactions engendrées sur le Net par le premier extrait "Siblings".

Beaucoup de synthés acides, des machines vrombissantes, un son terriblement addictif destiné au dancefloor... rien à voir avec l'album qui a fait connaître le groupe. Mais on retrouve cette patte aguicheuse et ce groove sexy qui frappait déjà en live. Comme si les Bee Gees et les Daft Punk avaient eu un enfant caché. "A l'époque, on avait enregistré notre premier album sur un magnétophone à bande, on appelait l'ordinateur Satan, se souvient Xavier. Cette fois, on a utilisé d'autres matériaux, on a apprivoisé les logiciels et on a repris nos synthés de l'époque. On avait davantage l'intention de faire danser. On voulait un disque moins organique, plus aéré et plus planant." Défi réussi.

En concert au Trianon le 21 mai, et en tournée.

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