HollySiz, double je

HollySiz, double je

Après s’être longtemps cachée derrière son nom de scène, HollySiz, alias Cécile Cassel, assume aujourd’hui pleinement son nouveau statut de chanteuse. Son premier album, ''My name is'', cartonne.

Quand la chanteuse vole la vedette à la comédienne. Dans la famille Cassel, on connaissait Jean-Pierre, Vincent, Rockin’Squat, Cécile mais pas HollySiz, qui n’est autre que le double musical de la comédienne. C’est sous cette nouvelle identité qu’elle a sorti un premier essai concluant baptisé ''My name is''. La showgirl sera sur la scène de nombreux festivals cet été avant de repartir en tournée dans toute la France dès l’automne. Un emploi du temps bien chargé pour cette acharnée de travail qui a réussi haut la main son passage des plateaux de tournage aux studios d’enregistrement.

Chanteuse, c'est un peu une nouvelle vie qui commence ?
Oui, parce que là on est dans le concret mais, ça fait plusieurs années que je porte ce projet en parallèle. Il a même pris le dessus sur le reste désormais. Cependant, il y a encore tout à faire, même si le fait d’être allée au bout de mon album et de faire des concerts tous les soirs, c’est déjà un vrai aboutissement.

Quel a été le déclic pour vous lancer ?
La rencontre avec Yodélice et Xavier Caux a été déterminante. Ils ont fait passer ce que j’avais écrit de ma chambre à la scène. La musique était juste un plaisir égoïste avant. De cette rencontre est née une amitié, une collaboration artistique, mais c’est aussi grâce à eux que j’ai rencontré mon tourneur, Auguri, qui a commencé à me proposer plein de premières parties : Brigitte, Julien Doré ou Mathieu Chedid.

Comment avez-vous composé le disque ?
J’ai écrit tous les textes et j’ai composé 60 % de la musique. Parfois toute seule, parfois en cocomposition. Les Brigitte ont composé un morceau, Yodélice en a composé deux, j’en ai coécrit un autre avec Ours. Tout ça s’est fait de manière très anarchique mais très naturelle parce qu’il n’y avait pas de contrainte de temps. J’ai vraiment travaillé en famille sur ce premier album. Quand on a la chance d’avoir des amis qui ont du talent, pourquoi aller chercher ailleurs ?

Le disque cartonne et vous êtes en pleine tournée. Vous vous attendiez à un tel accueil ?
On fantasme toujours un peu. Je dois dire que la semaine qui a précédé la sortie de l’album, j’ai eu le blues. Mais en même temps, c’était plus de l’ordre du « ça y est, ce n’est plus mon secret». J’ai eu une petite nostalgie de ne plus pouvoir mettre des titres sur Internet sans que personne ne sache qui j’étais et avoir des réactions neutres. C’était la fin d’une certaine insouciance.

Votre nom de scène, c'était aussi pour garder une part de secret ?
Exactement ! Mais en même temps il y a plein de gens qui m’ont vu en concert sans savoir que j’étais actrice. C’est cool parce que ça veut vraiment dire que ce qui les a amenés à moi à un moment, c’est la musique. Et c’est ça le propos que je voulais défendre.

Holly Siz sur scène, ça donne quoi ?
Pour le live, j’ai travaillé avec Laure Léonard (scénographie) et Jérémy Barque (lumières). On a conceptualisé le passage à la scène pour que le show soit le plus mobile possible avec une idée de verticalité, de rayures... Par contre, en festival on revient à quelque chose de plus brut et de plus rock. Ce qui est bien aussi ! J’adore l’idée du spectacle. On a intégré de la danse aussi. C’est pas mal de changer en fonction des endroits où on est, des sites et du timing qu’on a.

En tant que danseuse et actrice, la scène c’est un jeu d’enfant pour vous, non ?
C’est une mise à nu complètement différente. Quand j’étais au théâtre, par exemple, j’étais dans le cadre d’un texte qui n’était pas le mien. Là, je m’adresse directement aux gens avec mes mots. Quand je parle aux gens, c’est ce que je suis à cet instant T, avec la manière dont j’ai dormi, le dernier coup de fil que j’ai passé, ce que j’ai mangé… C’est ce que j’adore aussi : l’interaction que permet le live.

''Je n'ai pas fermé la porte au septième art''

Vous pensez déjà au prochain album ?
La tournée m’a énormément inspirée. Il y a beaucoup de latence sur la route, donc plutôt que de ne rien faire ou de m’abrutir devant des séries ou des films, j’ai écrit. D’ailleurs, on teste déjà certains morceaux sur scène. Tout ce bouillonnement d’émotions est très inspirant.

Et le cinéma dans tout ça ?
Je l’ai mis de côté pour l’instant mais c’est juste une histoire de planning. Je suis enchaînée à mon projet musical jusqu’en décembre. Il se profile de jolis projets, mais le cinéma devra s’adapter à mon planning de musique. Ce qui ne veut pas dire que j’ai fermé la porte au septième art pour autant. C’est difficile de faire les deux en même temps. Surtout que mon investissement en tant que chanteuse ne
s’arrête pas à la scène. Je suis productrice du disque et je coréalise les clips.

Les dates de concerts : • Paleo festival de Nyon le 27 juillet • Festival Le mas des escaravatiers le 29 juillet • Festival Nuits du Sud le 31 juillet • Ronquières festival le 2 août • Festival La Poule des Champs le 12 septembre • Le 106 du Rouen le 26 septembre • Le Splendid de Lille le 3 octobre • Stereolux de Nantes le 15 octobre • L’Olympia de Paris le 22 octobre.

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