Hugues Aufray regrette d'avoir cédé à la liberté sexuelle des années 60

Hugues Aufray regrette d'avoir cédé à la liberté sexuelle des années 60

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CONFESSION – Dans un long portrait que lui consacre le magazine "Gala", le chanteur Hugues Aufray revient sur son incroyable parcours, ses relations compliquées avec l'argent... et sa vie sentimentale multiple.

C'est une légende de la chanson française. A 85 ans, Hugues Aufray a tout connu. Les hauts, les bas. La fortune et la galère. Dans un portrait que lui consacre l'hebdomadaire Gala , l'interprète de "Santiano" se raconte sans langue de bois alors qu'il tourne dans toute la France avec son dernier spectacle, "Visi­teur d’un soir". "Quand je regarde mes copains qui ont gagné beau­coup d’argent – dont la plupart ne sont plus là – je me dis que j’ai beau­coup de chance. Parce que je préfère la vie à l’argent. Parce que je me dis que, peut-être, tout se paye", explique celui qui a rebondi en 2009 avec l'album New Yorker, après une longue période de disette.

"Je me suis fait voler toute ma vie, c'est ma chance"

Car l'homme à la guitare en bandou­lière n'a pas toujours roulé sur l'or. Loin de là. Et parfois par sa propre faute. "Chaque fois que je faisais une bonne année, je confiais mes inté­rêts à un asso­cié qui me repre­nait tout", se souvient-il, évoquant l'échec de sa première société de production, LaCompa­gnie. "J’étais un candide. Je me suis fait voler toute ma vie. C’est la chance que j’ai eue", observe-t-il, avant d'écarter toute idée de retraite. "Quand on est riche, on est enclin à faire des bêtises ou à se dire : 'C’est bon, main­te­nant j’ai gagné assez d’argent, je me retire'. Arrê­ter ? Pour moi, c’est impen­sable".

Hugues Aufray revient également sur sa vie sentimentale "multiple". Si depuis 1951, il est marié à Hélène, la mère de ses deux filles, le chanteur partage depuis dix ans la vie de Muriel, une femme (beaucoup) plus jeune que lui. Quand la première vit en Ardèche, la deuxième l'accompagne en tournée. Un mode de vie que chaque membre du trio semble accepter. Même si ça n'a pas toujours été facile. "À la fin des années 60, j’ai fait comme tout le monde, j’ai cédé à la mode de la liberté sexuelle", avoue-t-il. "J’ai fait de la peine sans le vouloir. J’ai été léger. Si c’était à refaire, je ne le refe­rais pas. C’est mon seul regret."

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