Kaiser Chiefs ressort ses griffes

Kaiser Chiefs ressort ses griffes

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ROCK – Avec son robuste cinquième album, "Education, education, education & war", Kaiser Chiefs renaît de ses cendres, un an et demi après le départ fracassant du batteur et cofondateur du groupe, Nick Hodgson. Un come-back en forme de renouveau, qui augure de futurs concerts revigorants.

On a retrouvé Kaiser Chiefs. Ou plutôt Kaiser Chiefs a retrouvé son chemin. Après s'être égaré au détour d'albums passables, le groupe british retrouve enfin son allant. Et tant pis pour le batteur et confondateur Nick Hodgson, qui a pris la poudre d'escampette, laissant le chanteur et désormais coach de The Voice, Ricky Wilson, quasiment seul aux manettes.

Un nouveau départ
Décembre 2012. Séisme au sein de Kaiser Chiefs, avec le départ de Nick Hodgson, batteur qui composé la majeure partie des titres depuis les débuts du groupe il y a une dizaine d'années. N'importe quel groupe aurait été trop sonné pour continuer l'aventure. Il en faut plus à Ricky Wilson, qui décide de surmonter cette déception et d'aller de l'avant. C'est donc un groupe monté sur ressorts qui sort ce cinquième album, "Education, education, education & War", enregistré à Atlanta avec Ben H. Allen III, qui a déjà travaillé avec Gnarls Barkley, Animal Collective ou Christina Aguilera.

Un Ricky Wilson flambant neuf
Depuis plusieurs mois, le sautillant leader du groupe est transfiguré. Visage creusé et ligne irréprochable, Ricky Wilson sort d'un régime drastique, lui qui avait versé dans de nombreux excès depuis plusieurs années. "J'ai décidé de me transformer en Bono", plaisante-t-il à moitié dans les colonnes du Telegraph. Plus sérieusement, le chanteur de 36 ans a accepté un siège dans "The Voice" outre-Manche depuis le mois de janvier, aux côtés de Kylie Minogue. Un nouveau rôle mainstream qui devrait aider à remettre la carrière de son groupe sur de bons rails.

Un retour aux sources
"C'est notre deuxième premier album". Les choses sont claires concernant ce cinquième opus, qui met fin à de longues années de disette créatrice, entre des albums au concept expérimental ("The future is medieval") et un laisser-aller décevant. Le disque revient donc aux origines du son développé par Kaiser Chiefs, à savoir une alliance entre des mélodies brit pop et une énergie très punk sur scène. Le résultat ? Une succession de tubes rutilants et vivifiants comme "Misery compny", "My life", "Bows & Arrows' qui font écho à de vieux classiques comme "Oh my god" ou "I Predict a riot". On prédit un carton.

En concert à la Flèche d'or le 22 avril.

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