L'Algérie souhaite que le raï entre au patrimoine mondial de l'Unesco

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MUSIQUE - La musique raï va-t-elle rentrer au patrimoine mondial de l'humanité ? C'est ce que souhaite l'Algérie, qui a déposé trois dossiers de classement à la liste représentative, par le Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques (CNRPAH).

Pour l'Algérie, le raï est une musique historique, qui existe depuis le début du siècle dernier. Il s'agit d'une part intégrante de la culture du pays. Raison pour laquelle elle espère pouvoir faire classer ce genre musical au patrimoine mondial de l'Unesco. Slimane Hachi,  directeur du Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques (CNRPAH), a annoncé ce mercredi 31 août à Alger avoir déposé trois nouveaux dossiers, dont "La distillation de roses et fleurs" et le métier de "Mesureur d'eau" (qui gère approvisionnement en eau dans le sud de l'Algérie).


Lors de ce point presse dédié à la présentation de la "Stratégie du ministère de la Culture en matière de sauvegarde du patrimoine", le dirigeant a avoué les avoir déposés en mars dernier à l'Unesco. Ce patrimoine mondial aussi appelé patrimoine de l'humanité, représente l'ensemble des biens qui présentent une valeur universelle exceptionnelle. Et le souhait de l'Algérie est de faire rentrer le raï sur cette liste, établie par l'organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture. 

L'Algérie, détentrice de six éléments classés au patrimoine mondial de l'Unesco

L'objectif de cette demande ? Faire classer le raï, son genre musical et ses textes de poésies, tels qu'ils avaient existé au début du siècle dernier. "Une forme d'expression musicale et poétique féminine", selon le Président du Conseil des Arts et des Lettres, Abdelkader Bendameche.


Pour l'Algérie, obtenir une place sur cette liste très prisée serait un bon moyen de faire un peu plus connaître son histoire et son héritage. Pour rappel, le pays compte d'ores et déjà six éléments classés au patrimoine mondial de l'Unesco : Ahellil du Gourara (depuis 2008), le costume nuptiale féminin de Tlemcen (depuis 2011), le pèlerinage du Rakb de Sidi Cheikh (depuis 2013), l'Imzad (depuis  2013), la fête de la Sbeiba à Djanet (depuis 2014) et le Sbouâ de Timimoun (depuis 2015).

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