Le grand soir de Joseph d'Anvers avec son nouvel album "Les matins blancs"

Le grand soir de Joseph d'Anvers avec son nouvel album "Les matins blancs"

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CONFIRMATION – C'est un éternel espoir de la chanson qui mérite de sortir de l'ombre. Quatre ans après "Rouge Fer", Joseph d'Anvers ouvre un nouveau chapitre avec "Les matins blancs", quatrième album classieux qui confirme la tonalité mélancolique de celui qui s'est entouré de Dominique A et Miossec. Metronews livre les 3 clés d'un disque maîtrisé.

Un parcours passionnant
On dirait qu'il a déjà vécu 1 000 vies. Après un passage par la prestigieuse école de cinéma Fémis, Joseph d'Anvers, pseudo choisi en hommage au métro de Montmartre où il réside, se met à la boxe. En résulte une vie de faire cogner les mots, à la fois pour les autres (Alain Bashung, Dick Rivers, Françoise Hardy) et pour lui-même. A son actif également, un polar sombre, "La nuit ne viendra jamais", et "Dead Boys", un road-trip poétique créé sur scène à partir du roman de Richard Lange. "Les matins blancs" est son quatrième album en huit ans de carrière.

Des collaborations prestigieuses
Après avoir invité par le passé le rockeur américain Troy Von Balthazar sur Rouge Fer et Money Mark, musicien des Beastie Boys, sur Les jours sauvages, Joseph d'Anvers est très bien entouré sur "Les matins blancs". Dominique A, Miossec et Lescop ont chacun mitonné un texte qui colle bien aux tribulations sentimentales de Joseph d'Anvers, entre "amours passagères" et "jours incandescents". Des influences qui accentuent le sillon creusé par le natif de Nevers depuis ses débuts, à savoir une troisième voie entre rock et chanson française.

Un album entre ivresse et mélancolie
Moins électronique que le précédent, plus épuré, le disque gagne en élégance. La preuve avec la superbe introduction orchestrale de "Petite", habité par les cordes. Le disque compte de nombreux mélodies qui accrochent l'oreille dès la première écoute, comme "Surexposé", "Les amours clandestines" ou "Tremble" , et d'autres qui jouent la carte de la sensibilité comme "Histoire de Johnny S." et "La nuit je t'aime quand même", où l'ivresse prend le pas sur la mélancolie. "Les matins blancs" réunit tous les ingrédients du disque réussi : des textes intelligents, des mélodies solides et des arrangements classieux.

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