Led Zeppelin accusé d'avoir copié "Stairway to heaven"

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JUSTICE - Led Zeppelin aurait été s'inspirer du titre d'un autre groupe pour composer "Stairway to heaven", l'un des titres-phare de son répertoire. Une plainte pour violation de droits d'auteur va être déposée.

Led Zeppelin est de retour dans les bacs le 2 juin. Le groupe britannique souhaite rééditer les trois premiers albums de sa discographie agrémentés d'inédits. Mais cette réédition pourrait ne pas voir le jour, puisque "Led Zep" est accusé de plagiat, comme le rapporte le site Bloomberg Businessweek .

Dans ces albums se trouve "Stairway to heaven", connu pour son inimitable introduction à la guitare, qu'on croyait jusque-là créé par Jimmy Page, l'auteur-compositeur. Si Led Zeppelin est passé à la postérité grâce à cette chanson, cela a été au dépens du groupe Spirit, son accusateur. Quarante ans après, Francis Alexander Malofiy, l'avocat de Randy California, le guitariste de ce groupe connu dans les années 70 veut que justice soit faite et va porter plainte au nom de son client pour "violation de droits d'auteur".

Copieurs récidivistes

La conviction est que "Stairway to heaven" a été pompée sur leur titre "Taurus", extrait du premier album de Spirit sorti en 1968. Et quand on entend le morceau à à partir de la 45ème seconde environ, l'analogie est plus que troublante. La même année, Led Zeppelin, au succès grandissant aux États-Unis fait leur première partie et entend le morceau, comme le rapporte Mark Andes de Spirit. Randy California, le guitariste de Spirit California avait déjà accusé le groupe de plagiat peu de temps avant de mourir en 1997. " Led Zeppelin s’est fait des millions de dollars avec cette chanson sans jamais nous dire merci ou nous payer", avait-il alors déploré. Toujours selon le Bloomberg Businessweek , "Stairway to Heaven" inclus dans l'album Led Zeppelin IV sorti en 1971, avait en 2008 rapporté 562 millions de dollars.

Mais le guitariste n’a jamais poursuivi le groupe britannique en justice : "Personne n’avait assez d’argent, et ils pensaient qu’il y avait prescription", a expliqué au Business Week Mick Skidmore, le producteur de Spirit. Si aux États-Unis, le délai de prescription est de trois ans, mais ils peuvent gagner des royalties sur les ventes récentes de "Stairway to heaven". Ce ne sera pas la première fois (ni la dernière ?) que des accusations de ce genre sont portées contre les Britanniques. Les titres "Whole Lotta Love", "Dazed and Confused" et "Babe I'm Gonna Leave You" ont déjà fait l'objet d'actions en justice, réglées à l'amiable.

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