Les Prêtres tirent leur révérence avec ''Amen''

Les Prêtres tirent leur révérence avec ''Amen''

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MYSTIQUE - Le groupe sort un troisième et dernier opus baptisé ''Amen''. Retour sur une formation chapeautée par Mgr di Falco qui a déjà vendu 1,7 million de ses précédents albums.

La foi peut transporter des montagnes et faire mentir ceux qui parlent d'industrie du disque en crise. Fort du succès de leurs deux précédents albums sortis en 2010 et 2011 – Spiritus Dei et Gloria, écoulés à 1,7 million d'exemplaires –, Les Prêtres reviennent avec Amen. Les pères Jean-Michel Bardet et Charles Troesch, accompagnés de Joseph Dinh Nguyen Nguyen, ont donc repris leur bâton de pèlerin pour un nouvel et ultime tour de chant. Seule différence, Joseph Dinh Nguyen Nguyen, qui a arrêté sa formation, est aujourd'hui marié et papa d'un petit garçon. Mais le public ne lui en a pas tenu rigueur, demandant, au contraire, son maintien dans le groupe.

A l'origine de la création des Prêtres, Monseigneur di Falco fait toujours office de manager. ''Le but d'Amen n'est pas de faire passer un message, explique l'évêque de Gap et d'Embrun. Mais en choisissant les morceaux, nous avons voulu parler de paix, d'amour, de respect mutuel.'' Parmi les treize titres, on retrouve ainsi un mélange de chansons religieuses et de reprises dont ''S'il suffisait d'aimer'' de Céline Dion, ''Je chante avec toi liberté'' de Nana Mouskouri, ou ''La chansons des Justes'' d'Yves Duteil.

Un don à ATD Quart Monde

A l'instar des bénéfices récoltés avec Spiritus Dei et Gloria, les royalties d'Amen seront reversées à plusieurs associations. ATD Quart Monde, qui propose à des jeunes de banlieue de s'initier à la randonnée en haute montagne, bénéficiera ainsi d'un don. Des fonds serviront également à financer le fonctionnement d'une école à Madagascar et la rénovation du sanctuaire de Notre-Dame du Laus, dans les Hautes-Alpes.

Pour accompagner la sortie de l'album, une trentaine de dates de concerts sont programmées alors que les précédentes tournées avaient rassemblé plus de 150 000 spectateurs. ''L'accueil a été au-delà de ce que nous pouvions espérer, analyse Mgr di Falco. Nous avons réussi à toucher les gens, en évoquant, involontairement, des blessures intérieures. Nous avons également bénéficié d'un effet de curiosité et d'un capital de sympathie. Avec le même répertoire, si nous n'étions pas prêtres nous n'aurons pas eu le même succès.''

Casser les clichés sur l'Eglise

Face à cette réussite, on a du mal à comprendre leur décision d'arrêter. ''Chanter n'est pas notre fonction première. En plus de la sortie du disque, de la promotion à assurer, nous avons également plus d'un an de tournée'', explique le Père Charles Troesch, pour qui ce travail représente autant de temps éloigné de sa paroisse. Leurs messes respectives font-elles d'ailleurs le plein depuis qu'ils sont célèbres ? ''Il y a des gens qui viennent par curiosité mais cela n'a pas attiré les foules, répond Mgr di Falco. En revanche, nous avons permis à des gens de se poser des questions sur leur foi. Nous avons contribué à changer le regard des gens sur l'Eglise en cassant les clichés. Ils ont pu voir que les prêtres sont, en fin de compte, fait du même bois que les autres.'' La messe est dite.

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