Lykke Li, entre ombre et lumières au Trianon

Lykke Li, entre ombre et lumières au Trianon

DirectLCI
REPORT - La chanteuse suédoise vient de sortir son troisième album, le majestueux "I never learn". L'occasion de vérifier si elle parvient toujours autant à captiver son public.

On commence à connaître Lykke Li. La jeune Suédoise de 28 ans n'est sûrement pas la plus enjouée, ni la plus communicative des chanteuses. Mais elle finit toujours par emporter l'adhésion du public à l'usure. Parée de son éternelle blouse noire aux larges manches, la chanteuse au visage sibyllin était venue défendre au Trianon, à Paris, son troisième album, un nouveau bijou mélancolique, davantage introspectif que les précédents.

Le concert commence par le titre qui donne son nom au disque, "I never learn", une ballade hypnotique et lancinante qui affiche la couleur : le set sera sombre, mais pas larmoyant. Le décor noir composé de longs voiles transparents joue ainsi habilement avec la lumière. "Je voulais évoquer des ambiances de rêve, des paysages de films, donner l'impression que ces chansons sont des tunnels que je traverse pour aller vers la lumière", raconte -t-elle dans Le Monde au sujet de ce disque majestueux.

Une ensorceleuse

Une douce léthargie s'empare du public dès l'entame de sa prestation. Quand les notes de piano cabossé de "No rest for the wicked" résonnent, la Suédoise commence doucement à sortir de sa retenue. Telle une ensorceleuse qui jetterait des sorts, elle distille des mélodies tortueuses, remplies de refrains apaisants, comme "Never gonna love again" ou "Heart of steel".

Au fur et à mesure des minutes, Lykke Li finit par lâcher prise, notamment avec "Little bit", extrait de son tout premier opus, "I follow rivers", dont le remix lui a permis de gagner en notoriété, et "Rich kids blues", sommet intense du concert avec ses chœurs orientaux et ses lumières rouges. Les trois derniers titres confirment cette embellie. L'enlevé "Gunshot", le tribal "Youth knows no pain" et une nouvelle version de "Get some" achèvent de nous convaincre. On a beau le savoir, on finit toujours par se faire avoir.
 

Plus d'articles

Lire et commenter