Metronomy : on craque pour la joyeuse tristesse de "Love Letters"

Metronomy : on craque pour la joyeuse tristesse de "Love Letters"

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RENCONTRE - Trois ans après "The English Riviera", Metronomy est de retour avec "Love Letters", un album au spleen dansant, entre pop moderne et musique sixties. De passage à Paris, Joseph Mount revient sur la genèse de cet opus très attendu.

Après la plage, l'alcôve. Avec The English Riviera, son troisième album paru en 2011, Metronomy a signé un carton mondial, dont 140 000 exemplaires vendus en France, s'imposant comme l'un des plus passionnants rénovateur de la pop anglaise, à coup de mélodies immédiates et entêtantes, matinées de sonorités électro. De quoi faire de son successeur, Love Letters, l'un des disques les plus attendus de l'année. Et mettre la pression à la tête pensante du quatuor, Joseph Mount. "Après The English Riviera, je voulais faire un disque loin des ordinateurs parce que je les ai trop utilisés et que j’en étais trop dépendant", confie le musicien.

Misant sur l'émotion et le dépouillement, au piano ou à la guitare, l'intéressé compose toutes les chansons, à l'abri des studio londoniens de Toe Rag. Seul. Vraiment tout seul. Si bien que l’on se demande si cet album n’est pas davantage un album solo ? "On est un groupe mais la musique vient de moi", avoue Joseph Mont dans un éclat de rires, avant de se faire plus sérieux. La réalité c’est que j’enregistre dans un studio pendant six mois mais que je suis en tournée pour deux ans. Et ces deux ans-là, je les passe avec Oscar, Anna et Gbenga. Cependant, il est vrai que cet album est ma création la plus personnelle depuis le début de Metronomy".

"Cet album peut nous apporter un nouveau public"

A la première écoute, il règne sur ce Love Letters une ambiance de joyeuse tristesse. "Mais cela ne reflète pas forcément ma personnalité", tempère l'intéressé. "L’ambiance est mélancolique mais on peut quand même danser sur les chansons, parce que oui, on peut danser sur des chansons tristes". Et c’est vrai que l’on remue les hanches, porté par un élan seventies, voire sixties, à l'instar de la chanson qui donne son titre au disque. "Il y a un peu de seventies et une rythmique très sixties, mais c’est une chanson de 2014… En fait c’est une chanson qui sonne historique", plaisante le chanteur.

Pop 2.0, flirtant avec la soul à la Motown, le nouveau Metronomy sonne en tout cas terriblement organique, son auteur assumant s'être fait plaisir en explorant de nouveaux territoires musicaux. "J’ai l’impression que c’est ce que les gens veulent de nous", assure Joseph Mount. "Ne pas savoir à quoi s’attendre". Quitte à surprendre ou décevoir les fans ? "Cet album peut nous apporter un nouveau public. Si les fans ne l’aiment pas, je me dis qu’il y aura toujours un autre derrière pour les retrouver" (sourires).

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