NOS Alive : la tornade Marmozets de passage à Lisbonne

NOS Alive : la tornade Marmozets de passage à Lisbonne

MUSIQUE
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ROCK - La deuxième journée du festival portugais a vu défiler des têtes d'affiches comme The Prodigy ou James Blake. Mais les minots de Marmozets ont également attiré l'attention du public avec un concert sauvage et électrifiant.

En manque de sensations fortes ? Foncez écouter le groupe de rock Marmozets. Les festivaliers du NOS Alive, à Lisbonne, n'oublieront pas de sitôt le passage de la tornade en provenance directe du Royaume-Uni qui porte le nom d'un singe de la même famille que le ouistiti. Sur scène, un rock brutal, presque bestial, porté par Becca Macintyre, bombe explosive qui hurle ses peines de cœur et ses envies de révolte. Le genre de personnalités et de chansons qui force immédiatement l'inspiration.

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Sur leur premier album intitulé The Weird and Wonderful Marmozets (ça ne s'invente pas), on retrouve des hymnes punk - et mélodiques - qui mettent en avant une jeunesse fonceuse et ambitieuse, à l'instar des titres "Move, Shake, Hide " ou "Young and free". "Enlève la poussière de tes chaussures et montre-leur qui est le meilleur", entonne-t-elle dans le couplet, avant un refrain en forme de manifeste : "On peut aller vraiment où on veut puisqu'on est libres." Mais également des ballades plus lyriques comme "Cry" ou "Hit the wave" qui rappelleront à certains des groupes comme Nightwish ou Evanescence. 

On a rarement vu une chanteuse se démener autant en concert, courant sur place en rythme avec la musique ou remuant la tête sans discontinuer. Sans parler de ses intonations très gutturales : "Beaucoup de personnes trouvent ma façon de chanter trop violente, mais elle ne symbolise pas seulement la peur et la colère",  a déclaré Becca dans le Daily Star.  Du côté du public, il n'en a pas fallu davantage pour déclencher des pogos en pagaille et autres bousculades dans les premiers rangs.

Une histoire de famille

Derrière la chanteuse, une déferlante de riffs, une batterie bien lourde et une atmosphère poisseuse impressionnante pour leur âge, 19 ans en moyenne. Surtout quand on sait que Marmozets, c'est aussi une histoire de famille. Becca et ses deux frères à la guitare et à la batterie d'un côté, et les frères Bottomley, Jack et Will, à la guitare et à la basse. "Les gens ont peur de nous voir aussi proches, mais ça a beaucoup d'avantages, poursuit la jeune femme. On n'a pas beaucoup d'amis en-dehors de notre cercle, on connaît tous les gens dont on a besoin pour avancer."

Même si les refrains de leurs chansons restent parfois un peu trop adolescents et pâtissent d'un manque d'originalité, la puissance qu'ils dégagent laisse souvent pantois, à la lisière de l'emo et du metal. Le mélange parfait entre la rage et l'espoir. Après avoir assuré avec brio les premières parties de Royal Blood ou de Muse, Marmozets a un boulevard (de la mort) qui l'attend devant lui. Bienvenue à bord.

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