Olympe : "Avant The Voice, j'ai été éliminé de toutes les émissions"

Olympe : "Avant The Voice, j'ai été éliminé de toutes les émissions"

MUSIQUE
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INTERVIEW – Un an tout juste après avoir échoué en finale de "The Voice", Olympe revient sous les feux des projecteurs avec son deuxième album intitulé "Une vie par jour". Le jeune chanteur picard évoque ce rêve éveillé et ses rapports avec Yoann Fréget, plus apaisés qu'on ne l'imagine.

Cet album ressemble-t-il à ce que vous avez toujours imaginé ?
J'ai toujours voulu sortir un disque, mais je ne savais pas quelle direction j'allais prendre. Je n'aurais jamais pu imaginer que je serais entouré de gens que j'admire. Je suis très content du résultat, je voulais un bon équilibre entre ballades et chansons plus rythmées. On a essayé d'avoir des arrangements qui portent un esprit positif. Je ne voulais pas une musique trop déprimante. Mon but, c'est de faire rêver les gens.

Quel genre de musique écoutez-vous ?
Je suis très ouvert, ça peut aller d'Adele à Coldplay, en passant par One Republic. Et j'écoute aussi beaucoup de l'opéra, je suis fasciné par la musique classique, ce talent de composer des morceaux intemporels, de véritables chefs-d’œuvre avec des vraies mélodies où l'on ne peut pas tricher. Je ne voulais pas faire du David Guetta, uniquement destiné au dancefloor. Je voulais qu'on reconnaisse ma personnalité.

De quoi rêviez-vous petit ?
Le plus important pour moi a toujours été de chanter, ça m'a permis de me libérer et de m'ouvrir aux autres parce que j'étais hyper timide à l'école. J'avais envie d'être en haut de l'affiche, mais je ne chantais pas forcément devant tout le monde, certains de mes amis ne savaient pas que j'aimais chanter. C'était surtout un moyen de me libérer et un secret que j'ai longtemps gardé précieusement.

Quel regard portez-vous sur l'époque où vous vous faisiez appeler Joffrey B ?
J'ai tourné la page, j'étais jeune et je ne savais pas où j'allais. Je faisais un peu tout et n'importe quoi. Un jour, j'ai fait un rêve où je chantais au piano et j'entendais les gens crier le nom "Olympe" dans la salle. Au début, on se fichait de moi sur ce nom, mais avec le temps, ça s'est imposé naturellement. C'est un nom mystérieux qu'on retient plus facilement que Joffrey.

"Je ne savais pas qu'on était ennemis avec Yoann Fréget"

Comment expliquez-vous le déclic de "The Voice" ?
Il fallait juste attendre le bon moment. Avant, je n'étais pas prêt à faire ce métier. J'avais été éliminé de toutes les autres émissions dès le tout début, que ce soit "Nouvelle Star", "Star Academy" ou "La France a un incroyable talent". Les gens me disaient que j'avais une belle voix, mais que ce n'était pas ce qu'ils recherchaient. Je crois qu'il faut savoir mettre toutes les chansons de son côté, ce n'est pas en restant dans son canapé qu'on peut y arriver.

Quels conseils avez-vous retenu concernant les critiques des médias ?
Jenifer m'avait dit de se protéger, de bien gérer son image. Des critiques, on en recevra toute notre vie, il faut s'y habituer même si c'est blessant, parce que ce n'est jamais constructif. Ça forge le caractère, mais on reste des humains.

Quels rapports entretenez-vous avec le gagnant Yoann Fréget ?
J'ai bien aimé son disque, même si ce n'est pas le genre de musique que j'écoute, je lui ai même envoyé un message. Les gens pensent qu'on se déteste, alors que "The Voice" reste un concours, on ne fait pas notre vie dessus. On fait de la musique tous les deux de notre côté, c'est tout ce qui compte. Je n'étais pas au courant qu'on était ennemis !

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