Pourquoi il faut craquer pour "Hylas", le premier album de Thomas Azier

Pourquoi il faut craquer pour "Hylas", le premier album de Thomas Azier

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CHRONIQUE – Installé à Berlin depuis plusieurs années, repéré par Stromae et Woodkid qui l'adoubent, le chanteur néerlandais publie enfin son premier album, association explosive entre électro brutale et pop entêtante. Un cocktail corrosif qui devrait faire des ravages.

C'est qui ?
Jeune néerlandais au visage glabre, Thomas Azier vit à Berlin depuis qu'il a 19 ans. Il y découvre le goût prononcé des Allemands pour la techno instrumentale et martiale. Repéré en première partie de Woodkid en 2012, il dispense des hymnes grandiloquents martelés de sa voix imposante. Après avoir œuvré aux manettes de Racine Carrée , l'album à succès de Stromae, le chanteur publie enfin son premier album, intitulé Hylas, comme le héros de la mythologie grecque.

Il sonne comment ?
Les chansons de Thomas Azier dressent un pont entre électro minimaliste et mélodies soignées qui restent longtemps en tête, comme l'imparable "Ghostcity" et le tribal "Rukeli's Last Dance". Comme si le chanteur avait traversé les années 1980 à toute allure pour filer tout droit vers un futur menaçant, envahi par des synthés, des percussions robotiques et une atmosphère lugubre.

Pourquoi c'est bien ?
Difficile de rester insensible devant l'amplitude vocale du chanteur néerlandais, et sa capacité à triturer les mélodies comme des rubis précieux. Le résultat ? Un mélange explosif entre l'émotion la plus pure ("Verwandlung") et l'enveloppe la plus tapageuse ("Shadow of the sun"), l'alliance de matériaux en combustion et d'éléments cryogénisés. Un homme de contrastes, donc.

En concert au Festival Chorus le 5 avril, à la Gaité Lyrique le 6 juin.

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