Pourquoi il faut craquer pour le nouvel album de Robi, "La cavale"

Pourquoi il faut craquer pour le nouvel album de Robi, "La cavale"

MUSIQUE
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COUP DE CŒUR - Le deuxième album de la chanteuse française associe subtilement froideur anglo-saxonne et chanson à texte de haute volée. Un parti pris qui a le mérite de se distinguer du reste de la production hexagonale.

Elle a "L'éternité" devant elle. Comme sur son magnétique single , Robi n'en finit plus d'envoûter depuis quelques années. L'hiver et la joie, son premier essai paru début 2013, nous avait déjà subjugué, avec des titres en clair-obscur comme "On ne meurt plus d'amour", "Je te tue" ou "Où suis-je". Sur scène, c'est la transe qui s'emparait alors de cette chanteuse au regard perçant et au teint diaphane.

Avec son nouvel opus, La cavale, Chloé Robineau, son nom à l'état civil, poursuit sa fusion des sens. Il est rare en France d'écouter une telle symbiose entre chanson à texte et textures anglo-saxonnes. Un peu comme si Joy Division ou The Kills avaient croisé la route d'Alain Bashung ou Dominique A. A l'image des saisissants "Nuit de fête" ou "Devenir fou", Robi allie sonorités électroniques, mélodies éthérées et un timbre de voix pas si éloigné de celui de Barbara. Elle calme aussi le jeu sur des ballades sculpturales comme "Le vent" ou "A toi", faussement insouciantes.

Synthés acides, boîtes à rythmes et basse sont le moteur de ce disque sensoriel et expérimental, mystérieux et obsédant. Voix chaude sur fond de cold wave, la chanteuse qui a grandi en Afrique et à La Réunion aime jouer avec les contrastes. L'atmosphère qui se dégage de ses compositions oscille entre la noirceur d'un tunnel et lumière aveuglante. Laissez-vous hypnotiser.

La Cavale (AthomeWagram). Le 26 mars au Divan du Monde (Paris XVIIIe), dans le cadre du festival Les femmes s'en mêlent.

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