Que vaut "Encore un soir", le nouvel album de Céline Dion ?

MUSIQUE

Après son passage triomphal à Bercy au début de l’été, la Québécoise revient ce vendredi avec son premier album en français depuis quatre ans. Un très bel opus évidemment marqué par le décès de son mari et Pygmalion René Angélil dans lequel elle se tourne vers l’avenir sans jamais forcer sa voix. Emouvant.

Elle a ouvert sa série de concerts parisiens par le titre qui clôt son album. Une version remasterisée de Trois Heures Vingt, l’une de ses premières chansons, sortie en 1984. "Tout ira bien tu le sais, puisqu’à la fin où tu vas, je vais", chante Céline Dion. Un morceau particulier pour la Québécoise qui a accompagné son entrée dans la basilique de Montréal le jour de ses obsèques de celui qui a été l’amour de sa vie. Son pilier. Son Pygmalion. René Angélil. Huit mois après, la disparition de son mari et producteur a bien sûr fortement influencé Encore un soir, le nouvel opus de la chanteuse.

Mais pas de pathos. "Plus impliquée que jamais, Céline a volontairement choisi des thèmes positifs et tournés vers la vie", explique sa maison de disques Sony dans un communiqué.  Les quinze titres sont résolument optimistes, entre réminiscence de son amour pour son homme et l’avenir qu’elle envisage sereinement avec ses enfants et ses proches. "Le jeu en vaut la chandelle car la vie n’a jamais été aussi belle", dit-elle dans La Faille. "La vie c’est toutes ces choses, faite de petites riens", poursuit-elle dans Toutes ces choses.

"Ma Force", notre coup de coeur signé Vianney

Dans sa quête du bonheur – "le bonheur n’est jamais loin, toujours on le trouve auprès des siens", dit-elle dans Le Bonheur en face -, elle s’est entourée de grands noms de la chanson française. Serge Lama et Francis Cabrel ont co-écrit un titre (le très beau guitare-voix Plus qu’ailleurs), Grand Corps Malade en signe deux (les textes de L’Etoile et Les Yeux au ciel). Jean-Jacques Goldman, l’ami de toujours, lui offre le morceau-titre Encore un soir. Encore un soir qu’elle souhaiterait partager avec son René. Un dernier hommage lui est rendu dans A la plus haute branche, choisie par le public lors d’un grand concours l’an dernier.

Aux sonorités  très "Dion-iennes", mêlant variété et pop-rock, s’ajoutent de surprenantes touches R&B qu’on ne lui connaissait pas jusque-là. Des nouveautés pas toujours convaincantes insufflées par Zaho, auteure du rythmé Tu Sauras, du dansant A vous à destination des fans et du plus classique mais émouvant La Faille. Des airs country se font entendre sur Ma Force, écrit et composé par Vianney, notre coup de cœur de l’album. Sa force justement, Céline Dion la trouve ailleurs que dans sa voix. Elle se fait plus douce, moins puissante que sur ses précédents albums. Sauf  peut-être sur sa reprise d’Ordinaire de Robert Charlebois, qu’elle avait interprétée à l’Accorhotels Arena. "Je suis une fille bien ordinaire", lance-t-elle. Avec un coffre pareil, pas si sûr.

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