Rihanna : "Quand une femme noire veut faire du business, on lui rappelle sa couleur"

MUSIQUE
GUERRIERE – Dans un long portrait réalisé par la cinéaste Miranda July pour le "New York Times", Rihanna déplore le racisme qui persiste, selon elle, dans l'industrie du divertissement. Mais affirme qu'elle ne compte pas se laisse faire. "Ca m'excite presque", assure-t-elle.

Rihanna en mode bagarreuse. Alors qu'elle vient de dévoiler la pochette de Anti, son huitième album à la thématique "révolutionnaire", la star de la Barbade se livre sans détour à la réalisatrice américaine Miranda July, dans un portrait étonnant publié par le New York Times . La jeune femme évoque y évoque, entre autres sujets, la question du racisme qui persiste, selon elle, dans l'industrie du divertissement.

"Vous savez, j'ai commencé à faire l'expérience de la différence – on a même évoqué ma race – quand j'ai commencé à faire du business", explique-t-elle. "Ce que je veux dire, c'est que tout le monde est cool lorsqu'une jeune femme black chante, danse, fait la fête et se donne l'air hot. Mais lorsqu'il s'agit de négocier, de faire un deal, on lui rappelle soudain qu'elle est noire."

Elle veut "donner tort" aux racistes

Rihanna, qui aura 28 ans en février prochain, n'a pas l'intention de se laisser impressionner. Bien au contraire. Ce racisme, dit-elle "ne s'est pas arrêté. C'est toujours un sujet. Et c'est ce qui me donne envie de donner tort à ces gens. Ça m'excite presque. Je sais ce qu'ils attendent, et je suis là pour leur prouver que je peux aller au-delà de ces attentes."

Pour la chanteuse, le problème est profond. "Je dois me rappeler que ces gens me jugent parce que je me présente d'une certaine manière", explique-t-elle à Miranda July. De même qu'ils sont programmés pour penser qu'un homme noir avec une capuche va leur voler leur portefeuille." Et toc.  

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