''Sale Pute'' : Orelsan ne regrette (presque) rien

''Sale Pute'' : Orelsan ne regrette (presque) rien

CONFESSIONS – Le rappeur, que l'on peut voir dans la nouvelle pastille humoristique ''Bloqués'', diffusé sur Canal+ dans ''Le Petit Journal'', est revenu sur la polémique déclenchée par les paroles de sa chanson sortie en 2009. Poursuivi par plusieurs associations féministes, il passera ce mois-ci devant la cour de cassation pour injure et provocation à la violence envers les femmes.

Elles sont restées bloquées. Les associations féministes qui ont poursuivi Orelsan pour sa chanson ''Sale Pute'', sortie en 2009, n'ont pas lâché l'affaire. C'est le rappeur lui-même qui est revenu sur cette polémique au cours d'une interview accordée à Gala. En mai 2013, Orelsan avait été condamné à 1000 euros avec sursis pour injure et provocation à la violence envers les femmes. En cause, les paroles suivantes : "les féministes me persécutent (...), comme si c'était d'ma faute si les meufs c'est des putes" ; "renseigne-toi sur les pansements et les poussettes, j'peux t'faire un enfant et t'casser le nez sur un coup de tête" ; "ferme ta gueule ou tu vas te faire marie-trintigner''. En mai 2014, la cour d'appel de Paris avait jugé que les faits étaient prescrits. Mais ce mois-ci rebelote, Orelsan repasse devant le tribunal.

''Je suis encore en procès avec Ni pute ni soumise, Les chiennes de garde, etc., car elles ont fait appel. Du coup, après avoir gagné tous les procès, ce mois-ci, on va en cours de cassa­tion'', a expliqué l'artiste qui depuis la rentrée tchatche de tout et de rien, mais surtout de rien, avec Grinj – son binôme des Casseurs Flowters – dans la pastille humoristique ''Bloqués'', diffusée dans ''Le Petit Journal'' sur Canal+.

Des féministes ''un peu à côté de la plaque''

Selon Orelsan, les associations féministes n'ont rien compris à l'histoire. ''J’ai fait un clip qui juste­ment montre que c’est une paro­die, j’y ridi­cu­lise le mec bourré qui dit n’im­porte quoi, jusque dans le refrain R’nB, il y a de l’iro­nie, et elles n’ont jamais visionné cette vidéo. Les fémi­nistes ont fait énor­mé­ment de choses bien, et elles conti­nuent, mais elles sont aussi un peu à côté de la plaque, décon­nec­tées de la culture des jeunes en tout cas'', a-t-il expliqué dans Gala.

Si Orelsan assume, il referait quand même un peu différemment aujourd’hui. ''Peut-être que pour mieux diffé­ren­cier fiction et réalité, je refe­rais le clip que j’avais tourné façon amateur et qui du coup faisait trop réaliste. Pour le reste, je ne chan­ge­rais rien'', a-t-il dit tout en précisant que cette polémique lui a fait pas mal de tort à l'époque. ''Ça m’a annulé énor­mé­ment de dates de tour­nées. Ça a inter­rompu un truc qui se passait bien'', a-t-il raconté tout en précisant qu'il n'avait eu aucun problème avec ses proches.

''Ma grand-mère m’a défendu à fond'', a soutenu Oreslan qui réalise actuellement son premier film, soit l'histoire de deux trentenaires losers de Caen qui se rêvent rappeurs mais n'arrivent pas à finir ne serait-ce qu'une chanson. Toute ressemblance avec des personnes existant étant parfaitement assumé.

A LIRE AUSSI >> VIDEO - 'Bloqués', la nouvelle pastille comique du 'Petit Journal' : ça promet !
 

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