S’il n’est pas élu président, Donald Trump ne sera pas le prochain chanteur de Queen…

S’il n’est pas élu président, Donald Trump ne sera pas le prochain chanteur de Queen…

ROCK STAR – C’est au son de "We are the champions", le classique de Queen, que Donald Trump s’est adressé mardi à ses supporters, depuis son golf privé de l’Etat de New York. Comme d’autres musiciens ces derniers mois, les membres survivants du groupe anglais n’ont guère apprécié… Explications.

Hymne incontournable du triomphe sportif, "We are the champions" résonnera sans doute dans les travées du Stade de France, le 10 juillet prochain, à l’issue de la finale de l’Euro 2016. Ce qui n’a jamais dérangé les membres survivants de ses auteurs, le groupe anglais Queen.

Le triomphe en chanson

C’est moins le cas lorsque Donald Trump, futur candidat républicain à la présidentielle américaine, s’en empare. Mardi soir, depuis son golf privé de Westchester, dans l’Etat de New York, le milliardaire a fait son entrée en scène sur les paroles triomphales de Freddie Mercury et les accords de guitare rugissants de Brian May.

Si le premier nous a quitté en 1991, à l’âge de 45 ans, le second entretient l’héritage musical de l’un des groupes les plus populaires de l’histoire du rock anglais. Alerté par ses fans, Brian May s’est fendu d’un communiqué net et précis . "Je peux confirmer que l’autorisation d’utiliser cette chanson n’a été ni demandée, ni obtenue", commence-t-il.

"Nous étudions désormais les procédures nécessaires pour empêcher que cela se reproduise", poursuit le guitariste, aujourd’hui âgé de 68 ans. "Quelle que soit notre opinion au sujet de la candidature de Mr Trump, nous avons toujours refusé de laisser la musique de Queen devenir un outil d’une campagne politique."

Pas le premier musicien offusqué

Bref peu de chance de voir débarquer Brian May, ou le batteur Roger Taylor, lors d’un prochain meeting du milliardaire. Ce n’est pas la première fois que l’équipe de Donald Trump utilise une chanson sans l’accord de ses auteurs à l'image de la superstar anglaise Adele, du rockeur Neil Young ou encore du rappeur Everlast.

En septembre dernier, Michael Stipe, de REM, s’était offusqué d’entendre "It’s the end of the world as we know it (and I feel fine)" lors d’un discours du candidat républicain. Sa riposte avait été beaucoup moins polie que celle de Brian May. "Va te faire fou… espèce de petit bonhomme avide de pouvoir", avait-il lancé. "N’utilise pas notre musique ou ma voix pour ton imbécile parodie de campagne."

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