Skrillex : "les Daft Punk ont changé ma vie"

Skrillex : "les Daft Punk ont changé ma vie"

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RENCONTRE – Ancien chanteur rock, Sonny Moore, alias Skrillex, est le DJ américain qui fait exploser les codes de l'électro. A l'occasion de la sortie de son premier album longue durée, "Recess", metronews s'est entretenu avec le petit génie.

Son look est aussi hybride que sa musique. Coupe destroy, lunettes de geek, tatouages de rockeur et fringues de corbeau... Depuis le début de la décennie, le DJ américain Skrillex fait des étincelles à coup de EPs explosifs et de collaborations diverses, des néo-métalleux de Korn à son collègue italien Benny Benassi en passant par son ex-girlfriend, la pop star anglaise Ellie Goulding . Proclamé "prince noir" du dubstep par la presse spécialisée, le bonhomme, 24 ans à peine, a pris son temps pour publier son premier album, le percutant Recess.

"Je tournais tellement, que je n'étais jamais parvenu à me poser", confie l'intéressé depuis Los Angeles, où il a posé ses valises ces derniers mois. "Pendant longtemps, je n'avais pas de maison, encore moins de studio. Il a fallu que je m'installe pour de bon afin de réfléchir à un disque longue durée". Enfant de son temps, Skrillex, de son vrai nom Sonny Moore, pratique les collages musicaux avec une science éprouvée du gimmick qui tue, à mi-chemin entre les expériences limites de son modèle, Richard D. James d'Aphex Twin, et son passé de songwriter rock.

Des guitares rock aux platines électro

Car avant de se lancer dans le grand bain du clubbing version stades, "Skrill" fut chanteur et guitariste d'un groupe éphémère, From First To Last. Après s'en être séparé, à la fin des années 2000, l'intéressé se retrouve "tout seul, avec juste mon ordinateur pour continuer à créer de la musique. C'est là que j'ai réalisé que l'électro était le meilleur style pour exprimer le son que j'avais dans ma tête." Une liberté retrouvée qui s'accompagne d'un choc artistique lorsqu'il découvre les Daft Punk, sur scène, sous la grande pyramide de la tournée "Alive", lors du festival Coachella en 2006. "C'est en grande partie grâce à eux que j'en suis là aujourd'hui", explique Skrillex. " Je m'y étais rendu tout seul avec ma caisse, j'ai payé mon ticket et j'ai vécu le plus grand kiff, sans drogue ni alcool. Ils ont changé ma vie" (rires).

Si ses confrères Parisiens ont conçu le récent Random Access Memories comme un album à l'ancienne, avec un début, un milieu et une fin, Skrillex avoue que la structure de Recess est "venue un peu hasard, au fil des rencontres", avec tout de même la volonté d'y incorporer "de belles mélodies" à l'instar du très soul "Coast is Clear" avec Chance the rapper ou du feutré "Ease My Mind" avec le duo Suédois Nikki and the Dove, qui pourraient lui ouvrir les ondes des radios généralistes dans les prochains mois. "J'espère que les gens prendront du plaisir à écouter ce disque, peu importe le lieu ou l'heure. En boite, dans leur chambre ou en marchant pour aller au boulot !". Skrillex, DJ pour tous ?

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