Stromae au festival Sakifo à la Réunion : c’était formidable

MUSIQUE
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LIVE - Il squatte la programmation des plus grands festivals de l’été et affiche déjà complet presque partout. Metronews a pu assister à son show monstre au festival Sakifo à la Réunion, avec lequel le chanteur formidable a un lien particulier.

Bien avant 22h30, l’heure de début du concert, bien après la nuit tombée tôt sur Saint-Pierre de la Réunion où se tient le festival Sakifo, le public s’est mis à converger vers la grande scène. En ce samedi 23 mai, Stromae succède à Danyel Waro, l’icône de la musique réunionnaise au point d’être pompé par le rappeur Kanye West. Stromaï, Stromaï (oui, c’est comme ça que ça se dit)... 15000 personnes criaient son nom - du jamais vu selon un des membres de l’équipe organisatrice - pour patienter en attendant l’idole.

Les musiciens s’installent dans un décor tout en jeux d’ombres et de lumières assez impressionnante avec des racines carrées fluorescentes, rappel évident du nom de son deuxième album à succès. Le chanteur aux faux airs de Tintin arrive ponctuel sur scène, et démarre après une longue ovation. Il attaque traditionnellement ces concerts par “Ta fête”, ce morceau adopté comme hymne pour la Coupe du Monde par les Diables Rouges, l’équipe de Belgique, et ne déroge pas à la règle.

Un homme vibrant à Cesaria Evora

Toujours de noir et blanc vêtu, Stromae enchaîne par “Tous les mêmes”. Sa mère, qui assiste au concert, dans un coin de la scène, ne perd pas de vue son fils et chante en dodelinant la tête “Peace or violence”, paru sur ”Cheese” son premier album sorti en 2010.  Il choisira d’entonner assis “Ave Evora”, son titre en hommage à Cesaria Evora, décédée. Lors de la conférence de presse qu’il avait donnée la veille, le jeune chanteur belge a rappelé que c’est au Sakifo, lors de sa première venue, qu’il avait rencontré la diva aux pieds nus pour la première fois.

Pendant 90 minutes, Stromae saute partout, visiblement heureux d'être sur scène, et réinterprète comme souvent les mouvements de danses d'Afrique centrale, joue de sa scénographie ambitieuse en faisant mine d'y disparaître dans un formidable tour de passe-passe sur “Carmen”. Avant que ses tubes “Papaoutai” et “Alors on danse” clôturent le show dans l’hystérie. Paulo, c'est Sakifo.

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