VIDÉO - Alice Merton : qui se cache derrière l’interprète de "No Roots", la chanson numéro un de l’automne ?

DirectLCI
DÉCOUVERTE – Elle y chante son manque de port d’attache mais son titre, lui, est bien enraciné dans l’esprit du public français. Numéro un des ventes à la rentrée, la Britannique était de passage à Paris pour son premier concert dans l’Hexagone le 13 novembre. Portrait d’une surdouée qui finit de peaufiner son premier album.

Elle vit en plein pays des merveilles. "C’est très surréaliste. Je n’arrive toujours pas à croire ce qui se passe", glisse-t-elle. Elle, c’est Alice Merton. Si son nom ne vous dit sans doute rien, vous n’avez pas pu passer à côté de la déferlante "No Roots". Cette chanson pop rock au message très personnel séduit l’Europe depuis l’été dernier, capitalisant plus de 35 millions de vues sur YouTube. Elle a occupé la première place du Top Singles en France pendant trois semaines en septembre et continue à inonder les radios. Un titre que la chanteuse germano-britannique de 24 ans a même interprété deux fois sur la scène de La Boule noire, lundi 13 novembre, pour son tout premier concert parisien.

"Je n’ai pas de racines mais ma maison n’a jamais été sur le sol", chante-t-elle dans le refrain. "Ce morceau était ma manière de gérer le fait d’avoir déménagé si souvent plus jeune (…). Je me suis sentie un peu perdue puis j’ai réalisé que mon chez moi, ce n’était pas à un seul endroit, ce n’était pas sur un sol mais auprès des gens que j’aime", nous explique-t-elle quelques heures avant de prendre le micro. Allemagne, Canada, Etats-Unis, Angleterre, Alice Merton a évolué au gré des mouvements familiaux. Idem pour sa musique, qu’elle définit comme "du pop rock alternatif qui donne envie de danser".

J’étais accro à l’opéra quand j’avais 9 ans. Je me demande toujours comment je suis tombée dedansAlice Merton, groupie

Biberonnée à la musique classique et à l’opéra – "j’étais accro quand j’avais 9 ans. Je me demande toujours comment je suis tombée dedans"-, elle s’est nourrie de la pop britannique et du rock indé allemand. Elle commence à composer à l’âge de 16 ans, seule derrière son piano, en s’inspirant d’artistes qu’elle admire, The Killers et Regina Spektor. "Mon père écrivait les chansons de ma chorale quand j’avais 6 ans, il a aussi écrit un opéra-rock. Je suis presque sûre que c’est de lui que je tiens mon goût de l’écriture", se souvient-elle. Son premier morceau, "Little Lighthouse", parle comme "No Roots" de "la manière de retrouver le chemin de la maison, avec ce sentiment d’être perdu". Mais reste confidentiel.

"Je n’avais jamais pensé que mes chansons seraient suffisamment bonnes pour en faire mon métier. Pour moi, c’était comme une sorte de thérapie. Je sais que chaque musicien dit ça mais il y a certaines choses que je ne peux pas dire dans la vraie vie car je ne trouve pas les mots. Mais pour une raison ou une autre, quand j’écris une chanson, ils sont là", nous dit-elle. Il a pourtant fallu deux ans à Alice Merton pour donner vie aux quatre titres de son premier EP. Une naissance difficile qu’elle compare à "celle de quadruplés" : "il y a eu tellement d’indécisions, de changements dans les paroles, les sonorités. Avec mon producteur Nico Rebscher, cela nous prend de temps de créer car chacun de nous doit être satisfait à 100% de chaque élément".

Album prévu en 2018

Discussions, échanges et modifications se poursuivent alors que le duo peaufine le premier album de la chanteuse germano-britannique. L’opus sera signé chez Paper Plane Records, le label qu’elle a monté en novembre 2016 car aucun ne lui correspondait. Alice Merton "ne veut rien précipiter" et prévoit un accouchement pour 2018. "On sortira des singles en attendant donc il y aura de la nouvelle musique", assure-t-elle. Les inédits que l’on a pu entendre lors de son concert lundi donnent déjà très envie de découvrir la suite.

"No Roots" - EP disponible chez Columbia

Son site : www.alicemerton.com

Plus d'articles

Sur le même sujet