VIDÉO - Daft Punk, 20 ans après "Homework", bientôt de retour sur scène ?

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BILAN - Les Daft Punk ont soufflé ce week-end les 20 bougies de leur admirable album "Homework", sur lequel figurent les indispensables "Da Funk", "Around The World" ou encore "Da Funk". De quoi laisser l'espoir d'un retour sur scène imminent, comme pour "Alive", leur album live en 2007?

Depuis leur premier album Homework qui a soufflé ce week-end ses 20 bougies, les Daft Punk, alias Thomas Bangalter et Guy-Manuel De Homem-Christo, aiment à retranscrire musicalement toutes les choses tordues qui tournent obsessionnellement dans le cerveau et, surtout, prendre des risques quitte à surprendre voire décevoir ceux qui les croyaient confortablement installés sur des rails. La particularité de deux génies de la french touch, c'est de fuir la célébrité en se cachant sous de suprêmes apparats enfantins: des casques de robots ou des masques. 


Les Daft Punk sont deux têtes chercheuses qui collaborent depuis le début des années 90: après une première tentative rock sous "Darlin’" qui n’a pas été fructueuse, ils prennent comme nom de groupe l’insulte d’un journaliste à leur égard (daft punk signifie punk idiot). Dynamitent la scène électro avec des influences disco, rock, funk et groove. Balayent toute concurrence et autres avatars en allant même jusqu’à créer des déclinaisons successful (Mothership Reconnection de Scott Groove, Music sounds better with you, de Stardust). 

"Da Funk", "Around The World"... Des clips sous influence cinématographique

Depuis longtemps, Daft Punk et le septième art font des rimes amoureuses. Beaucoup de leurs influences cinématographiques sont déjà visibles à l'œil nu dans certains de leurs clips (ambiance d’absurde à la Scorsese dans Da Funk, remake de La tour Infernale dans Burnin) de la même façon que certains procédés virtuoses (la construction proche de L’île aux fleurs, de Jorge Furtado dans le clip Revolution 909). Après avoir participé à la divine odyssée musicale Interstella 5555 qui pouvait être vue comme une déclinaison du Phantom of the paradise, de Brian de Palma, sublimée par les traits de leur héros Leiji Matsumoto (Albator), les Daft Punk, en pleine space odyssey, ont continué à prendre au dépourvu, notamment en 2007, avec Electroma, un premier long métrage assez dément où deux cyborgs cherchent leur moi intérieur dans le désert américain. 


Encore aujourd’hui, Thomas Bangalter et Guy-Manuel De Homem-Christo restent influencés par le pop-art d’Andy Warhol et la musique de Led Zeppelin - des artistes qui, selon Bangalter, «savaient construire un univers esthétique autour d’une forme artistique» - ont sorti des albums studio mémorables (Homework, Discovery, Human after all ou encore le dernier Random Access Memory) qui ont largement contribué à leur réputation french touch.

Bientôt en concert ?

Comme vous l'aurez deviné, les Daft Punk sont des fétichistes des nombres. Ainsi, en 1997, ils avaient sorti Alive 1997, un album live de Daft Punk, issu d'un enregistrement le 8 novembre 1997 au Que Club à Birmingham en Angleterre. Il n'y avait qu'une seule piste, l'ensemble des différents morceaux étant mixés ensemble. 


Dix ans plus tard, les Daft sortaient Alive 2007, leur deuxième album de concert contenant leur performance au Palais omnisports de Paris-Bercy à Paris du 14 juin 2007. La logique voudrait qu'ils proposent un Alive 2017. D'autant que le retour des Daft n'a jamais semblé aussi proche depuis qu'ils ont travaillé sur l'album de The Weeknd... 

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