Noël : comment les villes tentent de s'illuminer sans se ruiner

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FETES – A l’heure où les premières illuminations de Noël sont lancées, notamment sur les Champs-Elysées à Paris, LCI revient sur une tradition plébiscitée mais coûteuse pour les communes.

Paris a donné le coup d’envoi des fêtes de Noël. Ce lundi, comme chaque année à la même période, les Champs-Elysées se sont illuminés pour sept semaines de festivités. C‘est au champion olympique de judo Teddy Riner qu’est revenu l’honneur d'allumer les 300 arbres de la "plus belle avenue du monde" et les 800.000 points lumineux répartis sur l'artère. 


Une féérie qui coûte cher. Pour l’ensemble de la ville, la mairie de Paris dépense ainsi directement 650.000 euros. Mais ce n’est en fait qu’une partie du montant total des illuminations qui animent les quartiers commerçants de la capitale. La municipalité ne prend pas en effet en charge cette dépense là, mais subventionne les associations qui souhaitent éclairer leurs rues à hauteur de 30%. Sur cette base, le coût total des illuminations parisiennes dépasse allégrement les 2 millions d’euros. 

Quartiers plus riches que d'autres

Dans ce contexte, tous les quartiers ne sont pas logés à la même enseigne. Si d’années en années, les grands magasins ou la rue Montorgueil (2e arrondissement,) par exemple, ne regardent pas à la dépense pour faire vivre la magie de Noël, d’autres associations ont du mal à boucler le budget. C’est notamment le cas pour le Village d’Auteuil, dans le 16e arrondissement. Joint par LCI, son président Jean Haddi admet peiner à récolter les cotisations suffisantes pour assurer une prestation de qualité.


Confrontées à des contraintes budgétaires toujours plus serrées, certaines communes s’interrogent même sur l’évolution à donner à cette tradition. C’est le cas par exemple d’Etampes (Essonne). Elle a même mis en ligne sur son site un questionnaire à l’intention des habitants sur les économies à réaliser ou non sur cette animation ou encore sur le type de décorations préférées.

Location, mise en concurrence… Autant d’idées d’économies

Interrogée par LCI, Julie Taton, directrice de la communication et du marketing au sein de la société Balchère Illumination, leader du marché en France, reconnait que "la tendance des budgets est à la baisse, mais que les mairies ne font pas pour autant l’impasse sur une tradition qui participe notamment au dynamisme de leur centre et des artères commerçantes". "Notre offre commerciale a dû s’adapter, révèle-t-elle. La location s’est notamment développée. Mais le type d’animations évolue également avec des dispositifs plus interactifs qui renouvellent les illuminations." En outre, poursuit Julie Taton, la technologie a permis depuis 2002 de "réduire considérablement la facture énergétique grâce au développement des leds." 


A Cannes, où la mairie affiche l’objectif de 24 millions d’euros d’économies sur la mandature, on a également dû trouver les moyens de faire baisser la note des festivités. Il faut dire que la station balnéaire dépensait encore l’an dernier 1,2 million d’euros pour les illuminations. Grâce à la division en lots des secteurs illuminés, indique à LCI Thierry Migoule, directeur général des services, la ville a pu lancer des appels d’offres et diversifier ses prestataires. Bilan de l’opération : 340.000 euros d’économies. Elles ramènent la facture à un montant plus acceptable de 850.000 euros. Pour des "prestations encore meilleures", assure Thierry Migoule. 

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