Prise de rendez-vous, jauge drastique... Ces mesures qui pourraient accompagner la réouverture des commerces

Prise de rendez-vous, jauge drastique... Ces mesures qui pourraient accompagner la réouverture des commerces

CORONAVIRUS - La réouverture des commerces considérés à ce jour comme "non-essentiels" est un enjeu crucial. Pour la permettre, peut-être début décembre, plusieurs idées sont sur la table.

"Je sais quelles sont les angoisses des commerçants qui n'aspirent qu'à pouvoir travailler et qui sont très inquiets de ne pouvoir rouvrir assez tôt avant les fêtes de fin d'année. Notre objectif est bien de pouvoir y parvenir, mais ce moment n'est pas encore venu", disait le Premier ministre Jean Castex lors de sa dernière allocution le jeudi 12 novembre.

Des propos décevants pour la plupart des commerçants qui espéraient rouvrir leurs portes mi-novembre. Ils croisent désormais les doigts pour pouvoir le faire début décembre. Sans trop savoir si cela sera possible. Travailler ou non à cette période de l'année, c'est pourtant "la vie ou la mort" selon Alain Fernandez, gérant du magasin de jouets La drôlerie à Perpignan, qui s'exprime devant les caméras de TF1 dans le reportage ci-dessus. C'est pourquoi les commerçants redoublent d'inventivité pour proposer des mesures sanitaires. 

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Des prises de rendez-vous

Prendre rendez-vous avant de venir en magasin, l'idée a été de nombreuses fois avancée ces dernières semaines et déjà mise en pratique. Elle permet notamment de limiter l'affluence au sein du magasin, mais surtout d'éviter à la foule de devoir faire la queue sur les trottoirs. Autre idée : octroyer aux clients des créneaux précis, de trente minutes par exemple, pour venir faire leurs achats sur sur place. 

Si les solutions techniques existent, la prise de rendez-vous peut être plus compliquée à mettre en place pour les enseignes à fort trafic ou les supermarchés mêlant achats alimentaires et non-alimentaires. 

Des horaires d'ouverture élargis

Pour tenter de lisser la fréquentation, ensuite, des enseignes proposent d'élargir les horaires d'ouverture de deux heures par rapport aux créneaux habituels. Une heure de plus le matin, une heure de plus le soir. C'est la seconde idée mais ce n'est pas tout. Certaines veulent également pouvoir recourir à l'ouverture dominicale tout au long du mois de décembre. "Je suis prête à travailler sept jours sur sept s'il le faut. On n'aura pas le choix de toute façon", confie auprès de TF1 Charlotte Iafrate, gérante du magasin Cactus et succulentes. 

Seul problème : le nombre de salariés doit être suffisant pour absorber cette charge de travail supplémentaire. Ce n'est pas gagné étant donné que les contrats saisonniers ont été suspendus. Les commerces doivent donc être prêts à recruter rapidement et à aménager tous les contrats de travail actuels. 

Un durcissement de la jauge

Une troisième mesure avancée consiste à calculer une fréquentation maximale de personnes par commerce. Pour convaincre le gouvernement, les enseignes sont prêtes à durcir la jauge. Au printemps dernier, le protocole sanitaire autorisait 4 mètres carrés par personne. Désormais, ce sont 8 à 10 mètres carrés par personne qui sont proposés. Un flou persiste néanmoins : la surface sur laquelle appliquer le calcul compte-t-elle la réserve ? Les espaces occupés par le mobilier ? Sans clarification, les commerçants appliqueraient des calculs différents. En tout cas, facile à déployer, la mesure semble faire l'unanimité. 

Contrôler les entrées et les sorties aux portes du magasin permettrait aussi de faire appliquer cette jauge efficacement. Cela serait par exemple possible avec une mise à disposition limitée de chariots et de paniers à l'entrée, ou bien avec la supervision d'un vigile ou d'un employé. Il existe également des systèmes automatisés de comptage des entrées et des sorties qui peuvent bloquer les portes dès lors que le seuil maximal de fréquentation est atteint.

Plus de signalétiques au sol

Afin que les distances entre les clients soient respectées, une autre mesure proposée consiste à mettre plus de signalétiques au sol. 

Un accueil et une orientation avec des "welcomers"

Toujours dans une optique de limiter le nombre de personnes à l'intérieur du magasin, une cinquième option est sur la table : celle de placer une personne à l'entrée du point de vente. Pas pour contrôler cette fois-ci, mais pour améliorer l'expérience client, remettre aux acheteurs la commande effectuée en "click and collect", les guider dans la zone du magasin qui les intéresse. Une fois encore, cela peut être réalisé par un employé et donc ne présente aucun frais opérationnel. 

Pas de courses en famille

Recommander ou imposer aux consommateurs de faire leurs courses de Noël en solo.. C'est une sixième hypothèse qui ne ravit pas l'ensemble des professionnels, surtout ceux du jouet et de la culture, qui ont l'habitude en période de Noël, d'accueillir les familles et leurs bambins. Mais cela pourrait toujours être mieux que rien.  

Des mesures pour une réouverture que les commerçants espèrent surtout en vue du Black Friday le 27 novembre, qui a généré l'an dernier 6 milliards d'euros de chiffre d'affaires, dont 5 milliards dépensés par les Français en magasins. 

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