Voici les fruits et légumes les plus et les moins contaminés par des pesticides

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TOXIQUE - Alors que 60 millions de consommateurs vient d'affirmer n'avoir trouvé dans ses analyses de fruits bio aucun résidus de pesticides, la situation ne semble pas aussi rose du côté des fruits et légumes conventionnels. Selon un nouveau rapport de l'ONG Générations futures, 72% des fruits et 41% des légumes en comporteraient, parfois à des doses dépassant les seuils limites.

Pour votre santé, mangez cinq fruits et légumes par jour, dit l'adage. À condition de ne pas s'empoisonner. En 2016, l'ONG Générations Futures alertait sur le fait que près de trois-quarts des fruits et la moitié des légumes non bio portaient des traces de pesticides quantifiables. Elle s'était appuyée sur les données de la Direction générale de la répression des fraudes (DGCCRF) sur la période 2012–2016 pour réaliser un classement de dix-neuf fruits et trente-trois légumes en fonction de leur toxicité. 

Cette année, l'association remet le couvert en intégrant dans son nouveau rapport les données 2017 de la DGCCRF à celles de la première édition, ce qui représente une période d’étude de six années.

Les cerises, contaminées par des résidus de pesticides dans 89% des cas

Du côté des fruits, la situation n'a guerre beaucoup évolué puisqu'ils sont 71,9% à comporter des résidus de pesticides selon les analyses réalisées entre 2012 et 2017, contre 72,6% selon le rapport précédent. Parmi les fruits les plus pollués épinglés dans le rapport, on retrouve en premier lieu les cerises, dont les échantillons ont présenté des traces de pesticides dans 89% des cas. Elles sont suivies de près par les clémentines et les mandarines, concernées par cette contamination 88,1% du temps, et des raisins, pollués à 87,3%. Les avocats (27,8%) et les kiwis (25,8%) font partie des meilleurs élèves.

Mauvaise nouvelle en revanche lorsque l'on se penche sur les taux de contamination. Si sur 6 ans, le nombre de fruits présentant des résidus de pesticides supérieurs aux limites maximales en résidu (LMR) fixées par l'Union européenne est de 3%, il a tout de même bondi entre 2016 et 2017 de 65% environ. Les ananas sont près de 10% à être concernés. C'est aussi le cas pour 5% des cerises analysées, 4,2% des kiwis et des pamplemousses et 3,9% des clémentines.

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Les céleris, légumes les plus pollués

Du côté des légumes, près de la moitié des échantillons analysés (42%) entre 2012 et 2017 comportaient des résidus de pesticides. Les céleris branche s'avéraient être les plus pollués (84,9%), suivis des céleris raves (82,5%) et des herbes fraîches (69,3%). Les asperges (2,1%) et le maïs (0,8%) étaient les plus épargnés par la présence de ces résidus.

3,3% des légumes analysés dépassaient par ailleurs les limites maximales en résidu, dont 21,5% des herbes fraîches, 15,7% des céleris branches et 10,8% des céleris raves.

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Plus de transparence sur les pesticides

Face à ces résultats, Générations futures, qui milite pour une agriculture respectueuse de l'environnement et de la santé humaine, réclame la transparence totale sur les pesticides utilisés dans la culture et le stockage des fruits, légumes et céréales par un affichage complet. Elle dénonce également les arguments marketing des distributeurs qui vantent des produits "sans résidus de pesticides", "car ces offres ne garantissent pas une absence d’utilisation de pesticides mais seulement une absence de résidus pesticides au-dessus d’un certain seuil (généralement 10 μg/kg)".

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