Hausse des intoxications liées aux champignons : les conseils pour s'en prémunir

Nutrition

POISON - "Restez vigilants !", alerte l'Anses. Dans un communiqué rédigé avec la Direction générale de la santé (DGS), elle avertit sur la hausse des cas d'intoxications liés à la consommation de champignons. Pour vous éviter une visite aux urgences, LCI vous livre la bonne marche à suivre de la cueillette à l'assiette.

Avec l'arrivée de l'humidité automnale, les champignons pullulent... tout comme les intoxications. Dans un communiqué publié le 23 octobre, l'Agence nationale de la sécurité sanitaire, de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) et la Direction générale de la santé (DGS) affirment que le nombre de cas signalés aux centres antipoison et de toxicovigilance a bondi ces dernières semaines. Alors que ceux-ci n'enregistrent habituellement que 4 à 90 cas par semaine, "ce nombre est monté à 493 cas d’intoxications ces deux dernières semaines", rapporte l'agence.

Ces intoxications découlent souvent de la confusion d’une espèce comestible avec une espèce toxique, ou de la consommation de champignons comestibles en mauvais état ou mal cuits. Et l'une de ces simples erreurs peut coûter cher : le consommateur risque d'être atteint de troubles digestifs sévères, de détériorer son foie au point de nécessiter une greffe, voire de mourir. Pour vous éviter un voyage à l'hôpital, voici quelques conseils.

S'assurer de la validité de sa récolte avant de la passer à la casserole

Afin de ne prendre aucun risque, il est recommandé de ne cueillir que les champignons que vous connaissez parfaitement. "Certains champignons vénéneux hautement toxiques ressemblent beaucoup aux espèces comestibles", avertissent l'Anses et la DGS. Et, parce qu'un champignon toxique peut contaminer ses voisins, veillez à bien séparer par espèce les champignons récoltés. Se laver soigneusement les mains après la récolte peut également permettre d'éviter une contamination après avoir porté les mains à sa bouche.

Si certaines applications, comme Champignouf ou Champignons 2 Pro, peuvent permettre d'identifier les champignons que vous avez sous les yeux, elles ne sont pas infaillibles. Au moindre doute sur l'identification ou l'état de l'un spécimen de votre panier, mieux vaut ne pas consommer la récolte avant de l'avoir fait contrôler par un pharmacien, une association ou l'une des sociétés de mycologie de votre région. Pour permettre leur analyse par un spécialiste en la matière, les champignons doivent être cueillis et conservés dans leur totalité  (pied et chapeau).

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Pour éviter d'autres types de contaminations, il est d'autre part recommandé ne pas cueillir les champignons près de sites pollués (bords de routes, aires industrielles, décharges).

Bien conserver ses champignons

Afin d'assurer leur bonne conservation, l'Anses et la DGS recommandent de ne jamais déposer les champignons dans un sac plastique, qui accélère le pourrissement. La récolte est à conserver "dans de bonnes conditions au réfrigérateur" et doit être consommée dans les deux jours suivant la cueillette.

Consommer les champignons en quantité raisonnable et après une cuisson suffisante permet d'autre part de limiter les risques d'intoxication. De ce fait, les autorités demandent à ce que ceux-ci ne soient jamais consommés crus ni proposés à de jeunes enfants, d'autant plus fragiles que les adultes.

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En cas de diarrhées, vomissements, nausées, tremblements, vertiges ou encore troubles de la vue à la suite de la consommation de champignons, appelez directement le 15 ou le centre antipoison de votre région. Pour faciliter la prise en charge, l'Anses recommande de photographier votre cueillette avant cuisson. "La photo sera utile au toxicologue du centre antipoison en cas d’intoxication, pour décider du traitement adéquat", indique-t-elle.

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