Trop d'additifs dans nos assiettes : voici comment les repérer sur les étiquettes

Nutrition
ASTUCES - Un rapport parlementaire présenté ce mercredi préconise de réduire drastiquement, d'ici 2025, le nombre d'additifs alimentaires présents dans les aliments transformés et ultra-transformés. En attendant, LCI vous propose de vous aider à décrypter les étiquettes pour fuir le plus possibles ces éléments additionnels bien souvent futiles.

Après six mois de travail, les participants à la mission parlementaire sur l’alimentation industrielle ont présenté leur rapport à l’Assemblé nationale ce mercredi 26 septembre. Le texte propose toute une série de mesure pour réduire le sucre, le sel, le gras et les additifs dans notre assiette. D’ici 2025, ces derniers pourraient d’ailleurs réduire comme neige au soleil puisque sur les 338 actuellement autorisés, le rapport préconise de n’en conserver que 48, dont seulement quatre d’origine chimique.


Une décision qui paraît sage, étant donné les maux dont on les accuse (probablement cancérogènes, neurotoxiques, favorisant l’hyperactivité, etc.), mais dont la mise en application est encore très, très lointaine. D’ici là, la rédaction de LCI vous propose d'identifier leurs noms de code pour vous en éloigner le plus possible.

E1, les colorants

Dans la liste des ingrédients qui figure sur l'emballage d'un produit alimentaire, les colorants sont aisément détectables. Tous commencent par la lettre E puis le chiffre 1, suivi de deux autres qui varient en fonction de la couleur.  0 pour le jaune, 1 pour le orange, 2 pour le rouge, 3 pour le bleu, 4 pour le vert, 5 pour le brun, 6 pour le noir. Le 7 et le 8 concernent les colorants minéraux et spéciaux.


Ainsi, E120 correspond au rouge carmin, issu d'un acide sécrété par la cochenille, un insecte d’Amérique du Sud. Le E150 correspond, lui, à la couleur caramel.

E2, les conservateurs

Les conservateurs, dont le rôle est de prolonger le plus possible la durée de vie de l'aliment en empêchant, entre autres, la prolifération de bactéries, commencent par la lettre E et le chiffre 2. L'E200 est le nom de code de l'acide sorbique. Cette substance peut être fabriquée à partir des baies immatures du sorbier, un petit arbre, mais est désormais le plus souvent synthétique. Elle est fréquemment utilisée pour la conservation des fruits et légumes. L'E224, ou disulfite de potassium, se retrouve davantage dans les charcuteries, tout comme les nitrites (E249 et E250) qui servent à conserver et à préserver les couleurs de la viande.

E3, les antioxydants

Comme leur nom l'indique, les antioxydants sont là pour préserver les aliments de l'oxydation, donc les empêcher de se dégrader à cause de l'oxygène. Ajouté dans l'avocat qui compose une salade, un antioxydant l'empêchera de brunir. Ces substances se reconnaissent par leur appellation qui vont de E300 à E321. L'inscription E304 dans la liste des ingrédients d'un plat préparé traduit par exemple la présence de Palmitate d'ascorbyle, tandis que l'E321 désigne le Buthylhydroxytoluène, un antioxydant très répandu capable d'éviter le rancissement des graisses et huiles, mais potentiellement cancérigène pour l'homme.

E6, les exhausteurs de goût

Sans avoir de saveur particulière, les exhausteurs de goût sont capables d'augmenter l'intensité de la perception olfacto-gustative que l'on peut avoir d'un aliment. Ils sont reconnaissables à leurs dénominations qui s'échelonnent de E620 à E650. De E620 à E625, il s'agit des glutamates, des additifs ajoutés dans les viandes, les plats préparés, les soupes, etc. Les trois suivants, E626, E627, E628 et E629 sont les acides guanyliques, souvent utilisés pour remplacer le sel dans les poudres d'aromates ou les soupes.

E9, les édulcorants

Les édulcorants, produits de synthèse, sont capables de sucrer un aliment sans y ajouter de calories, ou très peu. Leur nom de code va sur les étiquettes de E950 à E969. L'aspartame, l'un des plus connus, se cache sous la dénomination E951, tandis que la saccharine, le plus ancien édulcorant artificiel, est identifiable au code E954.

Les correcteurs d’acidité

L'acidité améliorant la conservation et contribuant à la préservation des qualités nutritionnelles et organoleptiques, il est important que celle-ci soit contrôlées dans les aliments. D'où le rôle des correcteurs d'acidité. Dans la liste des ingrédients, ils peuvent apparaître en toutes lettres ou avec un code commençant par la lettre E. Les acides lactique ou acétique en font partie.

D'autres alternatives

Si décortiquer les étiquettes peut prendre un certain temps, d'autres solution existent. Certaines applications, comme Yuka, les analysent en un clin d’œil. Tant concernant les qualités nutritionnelles de l'aliment que les additifs potentiellement problématiques qu'ils contiennent.


D'une façon générale, éviter les plats préparés et aliments transformés ne sera que bénéfique pour votre santé.

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