Vous n'avez pas le moral ? Manger plus équilibré allégerait les symptômes de la dépression

JT 20H - Pour remédier à la déprime saisonnière, certains aliments sont conseillés par les diététiciens et les cuisiniers en automne et en hiver.
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BIEN DANS SON CORPS, BIEN DANS SA PEAU - Manger plus équilibré permettrait d'alléger les symptômes de la dépression. C'est ce qu'affirme une récente étude britannique parue dans Psychosomatic Medicine. Les effets seraient cependant plus visibles chez les femmes.

Bien manger, c’est le début du bonheur, dit un célèbre slogan publicitaire. Et d’après une récente étude de l’université de Manchester (Royaume-Uni), il aurait tout d’une vérité scientifique. En analysant les données de 46.000 personnes, les chercheurs se sont aperçus qu’augmenter ses apports en nutriments, baisser ceux en graisse et perdre du poids pouvait réduire les symptômes de la dépression, même chez des personnes à qui la maladie n’a pas été officiellement diagnostiquée.

"Les preuves globales des effets de l’alimentation sur l’humeur et le bien-être mental n’avaient pas encore été évaluées, explique dans un communiqué de l’université le docteur Joseph Firth. Notre récente méta-analyse l’a justement fait en démontrant qu’adopter un régime plus sain peut stimuler l’humeur des gens. Cependant, il n'a pas d'effets clairs sur l'anxiété."

Des repas riches en fibres et en légumes bons pour la santé mentale

Pour leurs recherches, publiées dans Psychosomatic Medicine, les scientifiques ont analysé seize études dans lesquelles les données de 46.000 personnes étaient utilisées. La majorité d'entre elles présentaient des risques de dépression non clinique. Les résultats combinés de ces études ont montré qu'une amélioration de l'alimentation au quotidien avait des effets sur la santé mentale. "C'est une bonne nouvelle, se réjouit Joseph Firth, auteur de ces travaux. Manger des repas plus denses en nutriments, qui sont riches en fibres et en légumes, tout en arrêtant les fast-foods et le sucre raffiné apparaît comme suffisant pour éviter des effets psychologiques potentiellement négatifs de la junk food." Selon les analyses des scientifiques, les résultats sont d'autant plus flagrants chez les femmes. Un fait qu'ils ne parviennent pour l'heure pas encore à expliquer.

En 2018, des chercheurs de l'Inserm et de l'Université de Montpellier avaient déjà prouvé dans une étude publiée dans la revue Molecular Psychiatry les méfaits sur le cerveau du régime alimentaire pro-inflammatoire, riche en acide gras saturés, en sucre, et en produits raffinés. L’inflammation chronique potentiellement induite par ce type d’alimentation pourrait être directement impliquée dans la survenue de la dépression.

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Traiter les symptômes de la dépression grâce à l'alimentation pourrait se révéler être une piste sérieuse et envisageable pour accompagner, voire supplanter la prise de médicaments, dont les effets secondaires gâchent souvent la vie des patients. D'autres recherches sont cependant nécessaires pour déterminer quels aliments en particulier sont responsables des effets positifs observés et pour comprendre leur mécanisme d'action.

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