Apporter son animal au travail pour réduire le stress ? Les entreprises s’y mettent... très doucement

Travailler avec son animal, une tendance en devenir
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BONHEUR - Dans la mouvance du bien-être au travail, de plus en plus d'entreprises anglo-saxonnes se déclarent ouvertes à la présence d'animaux de compagnie en entreprise. La France s'y met également, mais très timidement pour l'instant.

On connaissait les bars à chat. Y aura-t-il, bientôt des sociétés à animaux domestiques ? Car une nouvelle idée semble faire son chemin dans le monde du bien-être au travail : les animaux domestiques aurait un effet décontractant sur les salariés. Alors, pourquoi ne pas les autoriser à venir au boulot ? On se calme tout de suite cependant : l’époque où l’on pourra débarquer benoîtement avec son chien en laisse, son hamster ou poisson sous le bras n’est pas encore tout à fait là. En France, le concept est d'ailleurs encore loin d’être majoritairement répandu dans les entreprises, estime une étude menée par la plateforme d'emplois Joblift.

Mais cela pourrait venir, dans la foulée du monde anglo-saxon, en pointe sur le sujet. En 2016, un baromètre mené aux Etats-Unis par Banfiled Pet Hopital montrait en effet que la présence des animaux sur le lieu de travail était considérée comme "très positive", stimulante pour le moral et contribuait à l’attraction des talents. Dans les bureaux où les animaux étaient autorisés, employés et RH s’accordaient ainsi pour dire qu'ils avaient contribué à réduire le stress des collaborateurs (92% des RH) amélioré l’équilibre vie-travail, mais aussi eu des effets sur la productivité. Bref, que la tendance devait être encouragée.

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Une tendance en hausse, mais à peine 300 emplois !

En France, Joblift a analysé 15 millions d’offres d’emploi publiées les 24 derniers mois et cerné les entreprises ouvertes aux animaux de compagnie sur le lieu de travail. En deux ans, le nombre d’offres mettant en valeur leur qualité d’"amies des animaux" a augmenté de 40%. Mais si le chiffre est encourageant, cela représente... à peine 300 emplois. Et cet accueil à bras ouvert de nos amis à quatre pattes varie beaucoup suivant les corps de métiers. Parmi les professions privilégiées, on retrouve les commerciaux qui sont, avec 47% des offres émises, les mieux lotis. Ils sont suivis des chauffeurs routiers (25%). Sans surprise, les personnels de boutiques de toilettage (11%) sont également autorisés à venir accompagnés de leur animal de leur bête.

Les entreprises les plus généreuses avec cet avantage sont les PME  (50% des offres étudiées). Les TPE (très petites entreprises) suivent avec 23% des annonces, et enfin les grandes entreprises avec 16%. Chose étonnante, les start-ups, réputées pour leur sensibilité aux innovations et au bien-être en entreprise, sont représentées dans moins de 10% des cas. Par ailleurs, 18% d’offres précisent accepter les chiens. Les autres semblent en théorie ouvertes à toutes sortes d’animaux de compagnie.

De manière générale, si l'étude de Joblift estime que la France est de plus en plus ouverte à la question, elle a encore du progrès à faire face à ses voisins européens ainsi qu’avec les Etats-Unis. Ce sont en effet les Américains qui semblent les plus avancés : Joblift comptabilise plus de 30.000 offres (sur 47 millions publiées au total) mentionnant être ouvertes aux animaux de compagnie au bureau. Le Royaume-Uni en compte  4.329 sur les 24 derniers mois, l’Allemagne 1.005 et les Pays-Bas  202  (sur plus de trois millions). 

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