"Bonne année !" : comment surmonter l’overdose de vœux au bureau (voire en faire un moment sympa) ?

"Bonne année !" : comment surmonter l’overdose de vœux au bureau (voire en faire un moment sympa) ?
Open-space

LE DISCOURS ET LA MÉTHODE - C’est une tradition presque aussi ancienne que la galette des rois : l’échange des vœux de bonne année. Si elle se pratique dans la sphère privée, elle est aussi incontournable dans le monde du travail.

Allez, c’est le retour au boulot. Entre les repas à rallonge, les retrouvailles en grande famille et la belle-sœur qui vous a confié ses enfants à garder, ces vacances vous ont plus fatigué qu’autre chose. Et là, au bureau, commence le rituel des vœux de bonne année. 

Vous avez les traits tirés, et pourtant, il faut aborder la mine rieuse, l’œil amusé, et le ton plein d’entrain, pour asséner des "bonne année !" et autres souhaits de postérité ou de belle santé à tour de bras. Au début, c'est sympa, mais au bout du trentième, ça peut lasser.

Mauvais moment ?

Peut-être avez-vous eu droit, déjà, à la bise du chef, qui les 364 autres jours de l’année ne vous a jamais approché à moins de 5 mètres ? Ou à votre N+1 qui, trois fois déjà depuis ce matin, en vous croisant dit un fier "bonne année, et la santé surtout !", en oubliant qu’il vous a déjà beaucoup croisé ? Ou encore, peut-être avez-vous vu le grand, grand patron surgir dans votre open-space, pour serrer la main à tout le monde, alors que vous ne l’avez pas croisé dans les bureaux depuis fort, fort longtemps ? 

Ces vœux peuvent instaurer une proximité parfois gênante, voire être un moment compliqué pour qui manque de répartie et est pris au dépourvu. Ou tout simplement susciter une vraie lassitude à dégainer son "bonne année" et son sourire obligé à chaque nouvelle tête croisée. Comment y participer sans être dans l’excès, ou ne pas finir en ours mal léché ? Il y a peut-être un entre-deux à imaginer.

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Même si on n'aime pas, respecter le passage obligé

Eviter de faire l’ours mal léché, ou de snober. N’oubliez pas ceci : vous avez le droit de ne pas aimer les effusions collectives, d’abhorrer ces moments imposés, n’empêche, les vœux de bonne année, c’est typiquement un rite collectif qu’il est difficile de  snober. On est en collectivité, un service minimum s'impose. Vous pouvez choisir d'être "passif", en vous contentant de répondre aimablement lorsqu'on vient vous le souhaiter, et retourner la pareille.  

Mais lorsqu'on est manager, la présentation des vœux au bureau fait quasiment partie du job. C’est l’occasion d’aller à la rencontre des équipes, voire de se lancer dans une (courte) tirade, au milieu de l’open-space, pour souhaiter à tous les collaborateurs une excellente année. En plus petit comité, vous pouvez faire un petit mot à chacun, accompagné d’une accolade, ou d’une bise.  

Un "rendez-vous d'hypocrites" ?

Ne pas en faire des tonnes, et être authentique. C’est un reproche formulé par la plupart des collaborateurs : marre de ce passage obligé qui serait un "rendez-vous d’hypocrites" avec des "personnes que l’on n’aime pas". Et en effet, si vous n’avez jamais parlé à cette personne, ce n’est peut-être pas le moment d’en faire des tonnes, ou d’embrasser systématiquement tous les salariés que vous croisez, sous peine de passer pour un vrai faux-jeton.

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A chacun son "bonne année"

Adaptez le message. Tant qu’à faire un effort, le message portera d’autant plus qu’il sera personnalisé. Un "bonne année"

 neutre, répété  en boucle à tous vos confrère ne servira sans doute pas à grand-chose tant il sonnera creux. Evitez donc les phrases clichés ou toutes faites, typiquement "mes vœux les plus sincères", ou "et surtout la santé !".

 

Adaptez votre message suivant l’auditoire, le poste, le rapport hiérarchique : à son assistante on dira qu’on apprécie son efficacité ; à son collègue, on rebondira sur quelques péripéties de l’année et on dira qu’on apprécie de travailler avec lui, grâce à sa fiabilité et son sourire ; d’un N-1, on soulignera le talent et le fait qu'il est indéniablement le plus prometteur de vos collaborateurs.  Et pour ceux qui sèchent vraiment, reste toujours la phrase magique : "Qu’est-ce que je peux te souhaiter ?", histoire d’être sûr de ne pas se tromper. Pour ceux qui sèchent toujours, Management a rédigé des vœux professionnels personnalisés, à utiliser tels quels. N’oubliez pas, enfin, que l’attitude corporelle est importante : en souhaitant vos vœux, en faisant la bise ou la poignée de main, regardez votre interlocuteur droit dans les yeux et adaptez ces messages. Car serrer la main en regardant derrière votre interlocuteur réduira tous vos efforts de sympathie... à néant.  

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