BOOSTE TA CARRIÈRE - Cette compétence sera nécessaire dans le futur : quel leader êtes-vous ?

BOOSTE TA CARRIÈRE - Cette compétence sera nécessaire dans le futur : quel leader êtes-vous ?

#ÉPISODE45 - Dans ce rendez-vous de notre rubrique Work, François Thibault, consultant en leadership et "soft skills", propose ses conseils pour "booster" votre carrière. Aujourd'hui, il explore les différents types de leader...

Dans 10 ans, de nombreux métiers n’existeront plus : environ 80% seraient remplacés par l’intelligence artificielle. C’est pourquoi je crois que les soft-skills, les compétences comportementales, sont les compétences du futur, et notamment une en particulier que chacun doit développer. Pour soi. Pour son entreprise.

On m'a demandé la semaine dernière : qu'est-ce que le leadership ? Y a-t-il plusieurs types de leadership ? Et voici ce que j'ai répondu : je crois que tout peut s'apprendre. Je crois en l'éducation. Et je vais oser la comparaison suivante : le leadership, c'est comme être parents !

Tout le monde a la capacité d’être parents. Cela ne veut pas dire que tout le monde veut être parents. Cela ne veut pas dire que tout le monde doit être parent. Il s’agit donc avant tout d’un choix. D'une décision. Il y a communément quatre types de leadership. Mais je trouve cela compliqué à vous expliquer. Alors voici comment j’en ai parlé dernièrement lors d’une de mes conférences où j’expliquais que le leader, c’est celui qui donne le ton dans une entreprise. Et qu’il y avait actuellement une crise du leadership, dans l'entreprise, mais aussi dans la vie. 

Le WHY guy

Le premier leader auquel on pense est celui que j’appelle communément le "WHY guy", le "monsieur Pourquoi". Il s’agit des personnes qui ont une vision, comme Steve Jobs dont la vision était de "défier les statu quo", Ghandi – libérer son pays sans les armes -, Yves Saint Laurent ou Martin Luther King ou plus récemment Greta Thunberg ou Elon Musk. Ces leaders sont aussi appelés "leaders de transformation". Ils sont souvent très inspirants. Ils sont motivés par une raison d’être plus forte qu’eux-mêmes -rendre le monde meilleur-, par une invention, une idée, un produit.

Mais pas que ! En fait, ils savent simplement où ils veulent aller et POURQUOI ils veulent y aller. Car ils prennent le temps de réfléchir à comment améliorer leur vie, une situation, leur management… Et chacun d’entre nous a cette capacité d’être acteur plutôt que spectateur. De sa vie, déjà. C’est un bon point de départ pour développer son propre leadership. Et voici ci-dessous un outil que j’ai créé qui va vous permettre de développer votre leadership. Il s’agit de faire la to-do-list de votre vie.

Si vous savez ce que vous voulez, vous pouvez mieux utiliser votre temps en exécutant les actions qui vous rapprochent de ces buts. La colonne "être" indique quelle personne vous souhaitez être. Par exemple : un bon père, une personne bienveillante, être plus courageux. Pour trouver des réponses, répondez à la question : "Qu'est ce que j’aimerai qu’on dise de moi en tant que personne à ma mort ?" 

Les autres colonnes "apprendre", "faire" et "avoir" sont plus claires. Inutile de chercher à tout compléter en une fois. D’ailleurs, cette liste devrait être sous vos yeux, pour la modifier au fur et à mesure car certains objectifs peuvent être remplacés, supprimés. En tout cas, c’est une façon de développer votre "why" leadership.

Le "WHY guy leader" a plusieurs points forts : il est créatif, a des idées, arrive à inspirer l’action et entraîner les foules, ou tout simplement, ses proches. Le "WHY guy leader" a aussi des points faibles : s'il est imaginatif, il n’est pas toujours capable de mettre en application ses idées. Il n’aime pas forcément çà. Il a le point d’arrivée en tête, mais pas forcément le chemin, c'est-à-dire la stratégie, le "how". 

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Le HOW guy

Si le "WHY guy" est plus connu, il est nécessaire qu’il sache bien s’entourer. Martin Luther King a dit : "j’ai un rêve" et pas "j’ai un plan". Pour cela, il faut un leader que j’appelle le "HOW guy". C’est le stratège, ou communément appelé le "leader d’exécution". Celui qui est discipliné dans la planification et exécution des tâches. La stratégie, le HOW (comment atteindre son but) est le moyen le plus court, le moins coûteux, le plus fun pour arriver à destination. Yves Saint Laurent avait son "HOW guy" : Pierre Berger.

Ces leaders sont moins charismatiques ou médiatiques. Mais ces personnes ont des résultats dans la vie. Elles arrivent à passer de l’imagination à la créativité, de l’idée à la concrétisation. Pour développer votre "how leadership", il suffit de vous organiser dans la réalisation des actions. Voici mon conseil : face à un objectif, identifiez toutes les actions nécessaires selon vous pour l’atteindre, puis choisissez les 5 qui vous paraissent les plus impactantes. Puis, identifiez les personnes qui pourraient vous aider et fixez-vous une date limite. 

 

Le "HOW guy" possède plusieurs points forts : discipliné, stratège, meneur d’hommes, il inspire confiance par son pragmatisme et ses résultats. Mais il a aussi des points faibles : il peut avoir une vision trop court terme s’il n’a pas un "WHY guy" avec lui. On le voit beaucoup en politique.

Et le troisième...

Et voici le meilleur : le "leader responsable et exemplaire". Nous avons selon moi tous deux responsabilités : celle de s’épanouir. C’est votre responsabilité. N’attendez pas qu’une entreprise, qu’une personne vous rendent heureux. Mais demandez-vous comment puis-je faire pour être plus épanoui ? Chacun d’entre nous a un libre arbitre et peut faire ses propres choix et les assumer ; ça, c’est du leadership !

 

Je crois également à la responsabilité d’être un exemple. Un leader y va en premier et n’attend pas de récompense. Ou alors, il se sert en dernier. Il montre l’exemple, il passe à l’action malgré les doutes, il laisse sa place à une femme enceinte dans le bus, il ne se vexe pas  quand il pile en voiture pour laisser passer une personne qui traversait et qu’il n’a pas de remerciement. Ce leader a décidé d’être la personne qu’il aimerait avoir en face de lui, et il continue de l’être, malgré les échecs parce qu’il ne donne pas pour recevoir en retour. Il donne pour montrer l’exemple.

Et vous savez quoi ? Il ne le fait pas pour les autres. Il le fait pour lui. Pour se sentir bien. Alors n’attendez pas que votre manager soit un leader, ou stoppez de reporter les actions menant à vos rêves en trouvant des excuses. Pensez, agissez, communiquez comme le manager que rêveriez d’avoir ou d’être.  N’attendez pas que le premier geste soit fait par un autre dans un conflit. Allez-y en premier. C’est cela le leadership. 

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