Collègue hargneux, patron agressif, charge trop importante... : 8 salariés sur 10 ont déjà pleuré au travail

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RISQUES PSYCHO-SOCIAUX - Pleurer en entreprise est tabou, car considéré comme un signe de faiblesse. Pourtant, une majorité de salariés avouent avoir déjà craqué sur leur lieu de travail.

L’entreprise n’est pas forcément le lieu plus propice aux épanchements personnels, notamment lorsqu’il s’agit de pleurs. Mais parfois, il arrive que le salarié craque…  Un sondage réalisé par le site d’offres d’emploi Monster montre que cela se produit dans des proportions bien plus importantes que ce que l’on pourrait penser. 

L’étude s'est penchée sur 3.000 travailleurs. Elle indique que 8 employés sur 10 confient avoir déjà pleuré au travail. Pour 14% d’entre eux, c’est même fréquent : ils pleureraient tous les jours ou au moins une fois par semaine.

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Un environnement "toxique" ?

Les facteurs sont nombreux. Tous traduisent une vraie souffrance. Les premiers responsables du "craquage" sont, pour 45% des personnes interrogées, les patrons ou les collègues. 19% déclarent pleurer à cause de leurs problèmes personnels, qu’ils n’ont pas su mettre de côté en venant au travail. 16% craquent à cause d’une charge trop importante de travail, se sentant dépassés, et 13% à cause de harcèlement.  Autres causes, plus ténues, d'une crise de larmes : un client avec qui cela s’est mal passé ou une erreur.

Reste que même si une majorité de salariés avouent avoir pleuré au travail, ce moment reste tabou : le salarié se cache dans une salle de conférence, prend un moment aux toilettes. Car les larmes sur le lieu de travail restent stigmatisées, souvent considérées comme un signe de faiblesse. 

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Être attentif aux signaux

"Pleurer au travail peut être le signe de graves problèmes liés à un environnement toxique", estime Vicki Salemi, experte en recrutement pour Monster.com. Mais amène à relativiser ce moment : "Si quelqu'un vous voit, ce n'est pas si grave. Le plus important est de faire une introspection, se demander pourquoi je suis bouleversé, et essayer de trouver une solution." 

Elle conseille notamment aux travailleurs qui décident de changer d'emploi à cause d'un environnement toxique de garder ces questions à l'esprit lors d'un entretien avec des employeurs potentiels. "Observez l'environnement de travail lorsque vous visitez les locaux d'une entreprise, ainsi que le langage corporel des employés. Sachez reconnaître ceux qui peuvent vous mettre la puce à l’oreille", souligne-t-elle.

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