"J’ai eu la fève et j’ai porté une couronne Hello Kitty" : galette des rois au boulot, vos anecdotes les plus insolites

"J’ai eu la fève et j’ai porté une couronne Hello Kitty" : galette des rois au boulot, vos anecdotes les plus insolites
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MOMENTS PARTAGÉS - La tradition de la galette des rois a toujours la cote. En famille, mais encore plus en entreprise. Et cela donne lieu à des anecdotes amusantes, ou gênantes, que vous avez partagées avec nous.

C'est un soir de janvier. 17 h. L'invitation a été envoyée il y a quelques jours dans les boites mail : c’est le moment de la galette des rois, dans cette entreprise francilienne. Une initiative lancée par le management, pour les 150 salariés. Et le soir-dit, à l'heure pétante, il n’y a encore personne. Personne n’ose venir le premier. Sur la grande table d'une salle de réunion, attendent pourtant une dizaine de galettes, du cidre. Les managers font un peu le tour des services - "vous ne venez pas à la galette des rois ?" - les collaborateurs arrivent timidement, par grappes. Mais avant la galette de se jeter sur les parts déjà coupées,il y a le discours du patron. L'occasion de faire le point sur l'année passée, de communiquer sur les projets,  et surtout de remercier.  Les salariés au premier rang écoutent, ceux du fond papotent discrètement, avec des réflexes d’écoliers : approuver, de temps en temps, ce que dit le manager au loin, avec l'air hyper concerné. 

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Haro sur la galette

Le discours terminé, c’est la ruée. C'est à qui va choper la grosse part de galette au chocolat, le cidre. Joyeux bazar, pour un instant qui a le mérite de détendre les gens. Fabien, collègue discret, a eu la fève, la met - discrètement - dans sa poche. "Tu ne choisis pas une reine ?", lui demande sa collègue. "Oh non, je ne saurais pas laquelle choisir", répond-il, un peu emprunté. Mais les miettes plein la bouche, le sopalin en coin, ça détend. Il finit par rester discuter, avec cette collègue à qui il ne parle jamais. Des banalités, mais bon, ça change les idées. Par contre, les couronnes sont restées sur la table.

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Quel est le secret d'une galette des rois parfaite ?

Alors oui, la galette des rois, c'est un moment à la base sympa, mais qui peut avoir un côté "forcé", quand il se déroule dans un cadre contraint. Reste que la tradition s'accroche bien en entreprise. Un sondage mené ce début janvier par l'aménageur de bureaux Deskeo, rappelle  la popularité de ce rendez-vous : 70% des salariés interrogés déclarent qu'une dégustation sera organisée dans leur entreprise cette année. Et 78% y sont favorables. Dans 70% des cas, le moment n’est pas officiel, mais organisé par les salariés eux-mêmes. Tout de même, 38% des entreprises  offrent cette dégustation à leurs employés. Ce qui donne lieu à des clichés parfois un peu coincés, estampillé "convivialité et bonne humeur", avec cependant des participants à l'air parfois un peu... figés. 

Dans d'autres entreprises, le moment officiel donne lieu à une vraie belle mise en scène ; Intronisation, couronne, sceptre, et photo sur Twitter.

La galette des rois au travail, c'est comme Noël en famille : dans les articles qui traînent sur internet, le moment est souvent un peu caricaturé. Fleurissent  les articles pour gérer cette "hantise d’avoir la fève" (tout de même !), ou les bons conseils pour "limiter la casse au bureau", et éviter "ce moment ridicule où par malchance, vous devrez coiffer la couronne en carton fraîchement imprimée de tâches de graisse". 

Reste que la tradition semble aussi l’occasion de moments conviviaux. 

Même si certains semblent entrés dans un cycle sans fin (et du coup sans faim !). 

D'autres s'en souviennent encore. Comme. Max, qui raconte : "Une fois j'ai eu la fève pour avoir l'honneur de porter une couronne Hello Kitty". Bon joueur, il l’a mis, et a au moins bien fait rigoler ses collègues. 

Il y a, comme à la maison, les chanceux : "Mon chef offre la galette. J'en prends une part et je tombe sur la fève", raconte Christine. "En rigolant il me dit qu’il y en a une deuxième. L’après-midi il restait 3 parts. Je me suis dit que ça irait très bien avec le café. J ai eu la deuxième fève !"

Bizutage ?

Pourtant, rappelle encore le sondage Deskeo, si le moment est vu comme convivial pour 58% des répondants, 30% y voient une obligation gênante... Et en effet, dans certains cas, l’opération peut avoir un petit côté bizutage. Dans 54% des cas, c’est en entreprise comme en famille : le plus jeune doit aller sous la table pour choisir les parts. Et, dans près d’une entreprise sur deux, on va même jusqu'à obliger les rois et les reines à s'embrasser (42%) ! 

Le sondage est surprenant : 59% des personnes qui trouvent la fève dans leur part vont la cacher pour ne pas avoir à porter la couronne. Sans doute par timidité, peur du ridicule ou bien pour ne pas avoir à payer une autre galette des rois à tous les collègues ! Mais c'est sans doute la galette fabriquée par cette internaute pour son mari à son travail qui emportera la palme du moment gênant au bureau...

Un internaute, Siméon, tient à nous rappeler les origines de la tradition - qui peut aussi expliquer certains réflexes actuels : "Dans la couronne des rois avec des fruits confits pour symboliser les joyaux des Rois Mages, il y a une fève, la vraie, l'alimentaire. Celui qui avait cette fève était le roi de la journée et devait payer la prochaine couronne. Les plus avares avalaient donc cette vraie fève pour ne rien avoir à débourser." Il raconte encore que "dans cette couronne se cache également un petit santon en céramique, aujourd'hui faussement appelé une fève. La personne qui tombait sur ce santon devenait le sujet du roi pour la journée. C'est pour cela que ce santon est aussi appelé le sujet. La véritable fève a donc disparu au fil des années."

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