Tabous et vie de bureau : voici les sujets à ne (surtout) pas aborder avec vos collègues

Tabous et vie de bureau : voici les sujets à ne (surtout) pas aborder avec vos collègues

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BLA-BLA - Quels sujets vaut-il mieux éviter avec un collègue que vous ne connaissez pas plus que cela ? Le cabinet Robert-Half vous propose un petit guide de conversation informelle et sans risques.

Savoir entretenir de bonnes relations au bureau, c’est tout un art. Et cela passe aussi par le fait de ne pas trop en dire sur soi. Dans le monde du travail, il est en effet parfois de bon aloi de se couler dans un costume un peu neutre. Car, pour peu qu’on ne partage pas les mêmes opinions que ses collègues, certaines thématiques peuvent être... explosives.


Le cabinet de recrutement Robert-Half publie ainsi une petite liste des sujets à éviter lorsque vous faites face à des collaborateurs que vous ne connaissez pas  vraiment et/ou avec qui les rencontres sont limitées. Voici donc l'art du "small talk".

Les sujets d'ordre privé

D’abord, la vie privée. Le cabinet est formel : "Ces sujets doivent rester dans la sphère personnelle." N’allez donc pas étaler la complexité de vos relations amoureuses, ou -pire encore- sexuelles avec ce collègue que vous rencontrez pour la première fois. Vous voulez vous rabattre sur la politique ? Grossière erreur. "Difficile de savoir si nos opinions politiques personnelles trouveront écho chez nos collègues. Pas la peine de prendre ce risque donc." N’espérez pas non plus pouvoir parler santé, en fonction du degré de gravité, évidemment. Vous  pouvez tout à fait parler de votre dernier coup de froid. Mais évitez, à première vue, les thèmes pouvant s’avérer douloureux.


Autre gros sujet tabou en France : l'argent, évidemment. "Tout le monde n’a pas le même rapport à l’argent et, même si vous n’avez aucun malaise à aborder le sujet, ce n’est pas la peine de mettre dans l’embarras vos collègues qui n’ont pas cette facilité", indique le cabinet. La religion est également un thème qui relève de l’intime et sur lequel le ton peut vite monter en cas de points de vue divergents. 


A balayer également, les stéréotypes de tout ordre : racial, sexiste, culturels... Même à visée humoristique. Inutile, donc, de tenter la petite blague que vous trouvez si drôle, mais que votre collègue ne goûtera pas forcément. Et enfin, ultime mesure de précaution, éviter de critiquer d’autres collègues. "On ne sait jamais à qui on a affaire et dans quelle mesure nos propos peuvent être rapportés", précise le cabinet.

Parlez météo et sorties culturelles !

Forcément, à la vue de tous ces tabous, se pose une question : de quoi peut-on donc parler ? Rassurez-vous, il reste encore de la matière. D’abord, la météo ! Ce n’est peut-être pas une surprise si c’est le sujet de conversation préférée : c’est aussi le moins engageant et le moins risqué. Et tout le monde a toujours un avis sur la question. Autre terrain stable : les voyages et sorties. N’hésitez pas à partager vos anecdotes, vos restaurants à conseiller. Abordez également sans crainte la culture, cinéma, télévision, livres, expositions. "Partager vos dernières sorties culturelles ou vos lectures du moment est un bon moyen de partager avec vos collègues sans trop en dire." 


Autre sujet fédérateur par excellence, pour ceux qui maîtrisent cet univers : les événements sportif. Supporter la même équipe ou simplement commenter le dernier match de foot peut permettre de créer facilement une légère complicité. Evidemment, la liste n’est pas exhaustive. "L’idée est de trouver un sujet neutre, sur lequel vous pouvez partager des choses positives avec vos interlocuteurs", indique Robert-Half.

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Conversation piégée

Reste que si vous vous êtes fait piéger par un sujet tabou, il est encore possible de sortir de ce mauvais pas, en toute finesse et diplomatie : écoutez vos interlocuteurs sans émettre de jugement, faites preuve de patience, restez sur une position neutre, sans prendre fait et cause pour une opinion en particulier. 


Puis, quand vous le pouvez, essayez de réorienter la conversation sur un sujet moins épineux avec humour, pour désamorcer la situation. Et si toutes ces échappatoires ont échoué, partez : "Prétextez un impératif pour quitter le débat avant de commettre un impair". Courage, fuyons, en quelque sorte ! 


> Pour lire l'étude du cabinet de recrutement Robert-Half.

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