VIDÉO - Plongée dans ces entreprises françaises qui offrent des congés illimités à leurs salariés

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REPORTAGE - La tendance, très répandue aux Etats-Unis, arrive en France : proposer des congés illimités aux salariés, pour les responsabiliser et… les satisfaire. Ça donne quoi ? Les équipes de TF1 sont allées voir.

Rêvons un peu. Imaginez que votre patron vous dise que vous pouvez prendre autant de congés payés que vous le désirez, à condition que vous ayez rempli vos objectifs. Prendre des congés sans compter, quel pied !

En France en moyenne, les salariés ont 33 jours de congés par an. Mais des entreprises adaptent ce principe de vacances illimitées, calqué sur le modèle venu de la Silicon Valley. Comment le système fonctionne-t-il ? Les équipes de TF1 mènent l'enquête dans le reportage ci-dessus, diffusé dans le JT de 20H du mardi 4 février.. 

Avant, on comptait chaque demi-journée, aujourd'hui ce n’est plus un sujet- Dorothée, salariée chez Indeed

Rendez-vous, d’abord, dans les locaux d’Indeed, spécialiste de la recherche d’emploi sur internet. Depuis 2 ans, Dorothée ne regarde plus son solde de congés lorsqu'elle doit poser une journée. Car dans cette entreprise, finies les cinq semaines réglementaires. Elle voit la différence. "Avant j’étais dans une entreprise où l’on était très regardant sur les congés", raconte-t-elle. "Donc j’avais un fichier Excel pour compter chaque demi-journée, tandis que là, ce n’est plus un sujet du tout, car on en a de manière illimitée."

En effet, dans cette entreprise, il n’y a qu’une règle : atteindre ses objectifs. Et à partir de là, organiser ses vacances comme on le souhaite. Ce qui change tout, pour le salarié. "On a des objectifs chiffrés mais qui sont tout à fait atteignables", explique Oscar Baudillon, responsable grands comptes chez Indeed. "Cela sort totalement d’un cadre défini de dire ‘tiens voilà j’ai 20 ou 25 jours par an, où est-ce que j’en suis, tiens j’ai un rendez-vous de dernière minute, est ce que je dois en parler à mon manager, est ce que cela va être mal perçu, mal vu' ? Tout cela est balayé."

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Pas d'abus

La promesse est belle. Presque trop et l'on serait tenté de croire aux abus. Mais depuis la mise en place de ce système il y a 4 ans, Charles Chantala, directeur commercial et responsable de la structure, n'a constaté aucune dérive parmi les 67 salariés : ils 'ont pris en moyenne 7 jours de plus par an que le minimum légal", explique-t-il. "Donc on voit une légère augmentation, mais pas non plus d’emballement comme certaines personnes pouvaient le craindre."

C’est ce que constate aussi Popchef, start-up d’une trentaine de personnes. Son patron, François Raynaud de Fitte, reconnaît que ce système peut faire peur, mais il repose sur une confiance mutuelle entre salarié et employeur. "On considère souvent que ça peut faire un peu bisounours, voire même que cela peut mettre la pression sur des salarié, mais l'expérience que j’ai est que lorsqu’on fait confiance à quelque un et qu’on accepte de prendre ce risque, les résultats sont très, très beaux et vont largement au-delà de nos attentes." Preuve que cette politique n’est pas incompatible avec une forte croissance, cette entreprise compte recruter 20 salariés cette année.

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Congés illimités : une réalité dans certaines entreprises

Mais le dispositif n’est pas réservé qu'aux start-up parisiennes. Avinim, promoteur immobilier dans les Vosges, a été l’une des premières entreprises en France à l’adopter il y a 4 ans. C’était une solution pour garder ses salariés. "Ce que je constate, c’est qu’on a continué à gagner de l’argent", dit Martial Demange, le patron. "On a pas eu de burn-out, de maladies ou autre. On n’a pas eu de départs." 

Mais évidemment, et c’est l’un des principes essentiel du système, davantage de congés ne signifie pas moins de travail. Les objectifs restent les mêmes. Alors pour profiter des jours supplémentaires, il faut mettre les bouchées doubles. "En échange je vais rester plus tard à mon travail, avancer sur toutes mes tâches pour avancer en temps et en heure", confessait ainsi une salariée dans un reportage de TF1 réalisé en 2018. Un système qui responsabilise le salarié et nécessite donc une grande capacité d’organisation, pour ne pas mener tout droit au surmenage.

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