Vous êtes 7 sur 10 à l'avoir déjà fait : mais pourquoi venez-vous travailler quand vous êtes malades ?

Vous êtes 7 sur 10 à l'avoir déjà fait : mais pourquoi venez-vous travailler quand vous êtes malades ?

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SANTÉ - Une étude montre que 78% des dirigeants et 69% des salariés sont déjà venus travailler alors qu’ils étaient malades.

L’adage "le travail, c’est la santé" est devenu célèbre. Mais son contraire pourrait l’être tout aussi bien. Et quand le travail nuit à leur santé, comment réagissent les salariés ? Quelles sont leurs priorités, ainsi que celles de leurs dirigeants ? 


Alors que le sujet de la santé dans le monde de l’entreprise va être un chantier majeur des réformes gouvernementales en 2019 pour limiter l’absentéisme au travail et les coûts qu’il engendre, le moteur de recherche d’emploi Indeed a étudié la perception des salariés et dirigeants sur le sujet. 

L'option du télétravail, pas une solution

D’après l’enquête, 78% des dirigeants et 69% des salariés sont déjà venus travailler alors qu’ils étaient malades. Pourquoi ? La première raison qu’invoquent les collaborateurs est la crainte de perdre en salaire (31%). Juste derrière, 30% d'entre eux se déplacent par solidarité pour leur collègue qui devrait prendre en charge leur tâche s’ils étaient absents. 


Alors qu’une mission gouvernementale proposait le télétravail comme une option possible pour diminuer les arrêts maladies de courte durée, la disposition ne semble pas applicable dans la vie quotidienne professionnelle. Au total, employés et dirigeants confondus, 86% ne l'envisagent pas comme une option, dont 56% en raison de la nature de leur profession qui, selon eux, ne le permet pas. 

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Peut-on détecter le burn-out ?

Les dirigeants se disent concernés

Phénomène lié : 79% des salariés français disent avoir l’impression de faire passer le travail avant leur santé. D’ailleurs, 37% des actifs ont déjà pensé à quitter leur emploi pour la préserver. Les principales causes sont la charge de travail élevée (41%), la pression (27%) et le manque de sens dans le travail au quotidien (13%). 


Le burn-out est le syndrome que les employeurs cherchent à prévenir en priorité, puisqu’il constitue le premier motif de départ potentiel. Ils se disent aussi particulièrement attentifs à veiller à la charge de travail de leurs équipes (35%) et à offrir un environnement de travail où le stress est limité (25%). Néanmoins, la méfiance persiste. Car malgré leur bonne volonté, les dirigeants d’entreprise sont tout de même 43% à s’être déjà interrogés sur la légitimité d’une absence d’un de leurs collaborateurs dans certains cas de figure. 

Les salariés pas convaincus

Les effets ne semblent en tout cas pas totalement perçus, du côté des salariés. Seulement un sur deux pense que son employeur se soucie de sa santé et met en place des actions concrètes pour la préserver.  Lors d’un arrêt maladie, un sondé sur cinq affirme d'ailleurs faire l’objet de commentaires négatifs de la part de sa direction ou de ses collègues. Et ils ne sont que 34% à se sentir écoutés par leur supérieur en cas de problème de santé. 


L’étude montre enfin que les dirigeants d’entreprise se sentent bien seuls face à ces problématiques. Au point que 40% disent ne pas savoir vers qui se tourner pour la mise en place d’initiatives de prévention des risques, par exemple.

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