40 ans après avoir tué John Lennon, Mark David Chapman reste derrière les barreaux

40 ans après avoir tué John Lennon, Mark David Chapman reste derrière les barreaux
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JUSTICE - Mark David Chapman, l’homme qui assassina John Lennon le 8 décembre 1980 à New York, vient de se voir refuser sa onzième demande de libération conditionnelle. Explications.

C’est un drame entré dans l’histoire de la musique populaire. Le 8 décembre 1980 à 22h50, Mark David Chapman, un Américain de 25 ans, tirait à cinq reprises sur John Lennon au pied de son immeuble new-yorkais alors qu’il revenait d’une journée de studio, en compagnie de sa femme Yoko Ono. Transporté d’urgence vers un hôpital de la ville, le leader des Beatles sera déclaré mort à 23h15. Il venait d'avoir 40 ans.

Condamné en 1981 à une peine pouvant aller de 20 ans de prison à la réclusion à perpétuité, Mark David Chapman est devenu libérable en décembre 2000. Toutes ses demandes ont été refusées depuis par la justice, y compris la onzième déposée le mois dernier. Dans la déposition que la chaîne ABC s’est procurée, le détenu explique avoir tué John Lennon par "gloire personnelle" et n’avoir "aucune excuse". 

Jaloux de son mode de vie

"A l’époque je pensais qu’il avait plein d’argent et qu’il vivait dans un bel appartement alors que sa musique incarnait un mode de vie plus prudent et généreux", a expliqué aux autorités Mark David Chapman, aujourd'hui âgé de 65 ans. "Ça me mettait en colère et ça me rendait jaloux lorsque je comparais sa façon de vivre à la mienne." 

Quelques heures avant d’assassiner John Lennon, Mark David Chapman lui avait fait dédicacer l’un de ses disques. Lors de son procès, il refusera de plaider la folie, comme lui suggéraient ses avocats. Il expliquera à l'époque avoir acheté l’arme du crime trois mois auparavant. Mais aussi qu’il avait dressé une liste de trois autres victimes célèbres potentielles, au cas où il ne serait pas parvenu à tuer le chanteur britannique.

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Les Rabeats, groupe picard fan des Beatles, en tournée dans l'Hexagone

40 ans plus tard, son mea culpa ne semble pas avoir ému l’administration pénitentiaire. "Le fait que vous puissiez toujours parler de votre geste comme quelque chose qui vous semblait positif et qui dans votre esprit pouvait vous apporter de la gloire nous paraît dérangeant", a expliqué l’un des examinateurs pour refuser cette nouvelle demande de libération. Yoko Ono, elle, s’y est toujours opposée. 

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