"Abus de faiblesse" : Catherine Breillat contre-attaque et menace Rocancourt d'une plainte

"Abus de faiblesse" : Catherine Breillat contre-attaque et menace Rocancourt d'une plainte

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JUSTICE - Après l'annonce de l'avocat de Christophe Rocancourt d'attaquer la réalisatrice Catherine Breillat pour "atteinte à la vie privée" pour le film "Abus de faiblesse", la réalisatrice contre-attaque. Elle a annoncé une procédure judiciaire à l'encontre de Rocancourt. Une histoire sans fin.

A ce stade de l'affaire, cela va devenir compliqué de suivre. Après l'annonce de Me Ceccaldi, avocat de Christophe Rocancourt, d'entamer des poursuites judiciaires à l'encontre de Catherine Breillat pour le film "Abus de faiblesse", cette dernière a décidé de contre-attaquer.

Dans un communiqué à l'AFP, Me Ryterband, l'avocat de la réalisatrice, a annoncé qu'ils allaient entamer des poursuites judiciaires visant Christophe Rocancourt, l'escroc des stars. L'avocat annonce donc une plainte pour "organisation frauduleuse d'insolvabilité" contre Christophe Rocancourt.

Une plainte pour " organisation frauduleuse d'insolvabilité"

Condamné pour abus de faiblesse à l'encontre de Catherine Breillat en mars 2012 à verser 578 000 euros d'amende, Christophe Rocancourt avait expliqué qu'il rembourserait la cinéaste sur 2 000 ans.  Ainsi, l'homme ne rembourse qu'une modique somme mensuelle à Catherine Breillat, c'est ce qui semble avoir décidé Me Ryberand de porter plainte pour "organisation frauduleuse d'insolvabilité" contre Rocancourt.  "L'obligation d'indemniser sa victime (...) ne semble pas impressionner Monsieur Rocancourt", affirme l'avocat qui souligne les "sommes quasiment insignifiantes" versées à la réalisatrice à ce jour. 

Autre sujet de discorde entre les deux protagonistes, les déclarations de Me Ceccaldi, avocat de Rocancourt. Mardi, l'avocat de Christophe Rocancourt, Me Marcel Ceccaldi, avait annoncé à l'AFP son intention d'engager des poursuites pour atteinte à la vie privée contre ce film, sorti en salles mercredi 12 février. "C'est comme s'il était condamné à perpétuité à être le symbole de l'escroc. C'est une atteinte intolérable à ce qui constitue sa personne même", a dénoncé Me Marcel Ceccaldi, visant le film, dont Catherine Breillat assure qu'il s'agit d'une oeuvre de fiction.

En réponse à ces propos, Me Ryberand dénonce "une manoeuvre destinée à perturber cette sortie et une tentative de dénaturation de la réalité des faits dont elle a été victime et qui ont fait l'objet d'une décision définitive". La réalisatrice "s'étonne que de telles déclarations aient pu être formulées avant même que Monsieur Rocancourt n'ait pu prendre connaissance du film (...) et relève qu'elles ont été diffusées la veille même" de sa sortie, écrit jeudi dans un communiqué son avocat, Me Bruno Ryterband. L'affaire est loin, très loin d'être terminée. 

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