"Abus de faiblesse" de Catherine Breillat : Rocancourt va porter plainte

"Abus de faiblesse" de Catherine Breillat : Rocancourt va porter plainte

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JUSTICE - Christophe Rocancourt, "l'escroc des stars", va engager des poursuites pour atteinte à la vie privée contre le film "Abus de faiblesse" de la réalisatrice Catherine Breillat. Le film de la réalisatrice sera ce mercredi 12 février sur les écrans.

À la veille de la sortie sur les écrans d'"Abus de Faiblesse" de Catherine Breillat dans lequel, la réalisatrice raconte ses mésaventures (romancées) avec Christophe Rocancourt après son AVC, l'"escroc des stars" refait parler de lui. Dans un communiqué à l'AFP, Me Ceccaldi, l'avocat de Rocancourt a justifié cette action en justice en expliquant que "Christophe Rocancourt est un produit qui se vend, mais la question qui se pose est celle de la protection de l'image. C'est comme s'il était condamné à perpétuité à être le symbole de l'escroc. C'est une atteinte intolérable à ce qui constitue sa personne même".

Pour l'avocat, le film de Catherine Breillat constitue une violation claire de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme qui protège "le droit au respect de la vie privée et familiale".  Me Ceccaldi a précisé qu'il "étudiait la possibilité de saisir la commission de révision" à propos de la condamnation de son client, à la lumière de récentes déclarations de Mme Breillat à l'occasion de la sortie du film, "qui éclairent d'un jour nouveau ses poursuites, la nature de leur relation et le cadre dans lequel elle a été amenée à lui avancer ces sommes". "Je n'ose pas dire que Mme Breillat n'a pas tout perdu (mais) ses relations avec Christophe Rocancourt lui auront permis d'écrire un livre et de faire un film", a dit l'avocat. 

Un épisode judiciaire de plus

Entre la réalisatrice et l'escroc, les rendez-vous judiciaires se sont succédés. "Abus de Faiblesse" fut d'abord un roman paru en 2009 chez Fayard dans lequel la réalisatrice raconte sa rencontre avec Rocancourt et la relation ambiguë qu'ils entretenaient. La réalisatrice, victime d'un accident vasculaire cérébral deux ans plus tôt, lui propose un rôle dans un projet de film, "Bad Love", qu'elle doit tourner avec Naomi Campbell. Elle lui confie également l'écriture d'un scénario intitulé "La vie amoureuse de Christophe Rocancourt". A la signature de ce dernier contrat, elle lui remet 25.000 euros. Suivent, en l'espace d'un an et demi, douze autres chèques d'un montant total de 703.000 euros.

Catherine Breillat a fini par l'accuser d'avoir profité de son état. Christophe Rocancourt a été condamné en février 2012 à 16 mois de prison dont huit fermes, ainsi qu'à 578.000 euros de dommages et intérêts pour abus de faiblesse au préjudice de la réalisatrice. A l'époque de la sortie du livre, ce dernier avait porté plainte contre Breillat et avait obtenu un euro symbolique de dommages et intérêts. Aujourd'hui, Rocancourt réitère sa plainte et va assigner la réalisatrice pour le film. La bataille judiciaire reprend donc de plus belle. 

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