Accusé de viol, Gilbert Rozon nie et affirme "c'était quelque chose qui m'était imposé"

Gilbert Rozon arrive à son procès qui se tient à Montréal.

PROCÈS - Jugé pour viol depuis mardi à Montréal, l'ancien juré de "La France a un incroyable talent" a expliqué que c'est la plaignante qui lui avait "imposé" un rapport sexuel et non l'inverse comme elle l'affirme.

Il a donné sa version des faits. Depuis mardi se tient au palais de justice de Montréal le procès pour viol et attentat à la pudeur de Gilbert Rozon l'ex-juré de l'émission "La France a un incroyable talent", pour des faits qui se seraient produits en 1980. La plaignante, dont l'identité n'a pas été révélée, accuse l'ex-producteur québécois de l'avoir sexuellement agressée et violée.

De son côté, l'ex-magnat déchu du groupe Juste pour rire, qui a toujours nié les faits qui lui sont reprochés, a une nouvelle fois contredit la plaignante, jeudi matin. Selon lui, c'est elle qui lui aurait "imposé" un rapport sexuel dans une résidence au nord de Montréal en 1980 en venant le rejoindre dans son lit. Il a reconnu qu'il avait été "consentant".

La victime présumée, qui ne peut être identifiée pour des raisons légales, avait offert une version diamétralement opposée des faits. Elle soutient que Gilbert Rozon avait d'abord tenté de l'embrasser avant de la violer quelques heures plus tard alors qu'elle dormait seule dans une chambre. Au moment des faits, la plaignante et l'accusé étaient respectivement âgés de 20 et 25 ans .

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"Je ne l'ai pas agressée d'aucune manière"

Lors de son contre-interrogatoire jeudi, le producteur de 65 ans a détaillé les faits. Après une soirée en discothèque, il dit être allé avec la plaignante dans une maison où ils se sont embrassés et caressés autour d'un feu, mais il assure qu'il n'est pas allé plus loin dès qu'elle lui a dit non. "Je ne l'ai pas agressée d'aucune manière. Quand elle a contracté les jambes, j'ai arrêté immédiatement", a-t-il raconté, disant être tout de suite aller se coucher. Il a répété qu'il s'était réveillé dans son lit alors que la plaignante s'était assise "en transe" sur lui pour lui faire l'amour.

"C'était quelque chose qui m'était imposé. J'ai accepté et j'étais parfaitement consentant", a-t-il dit. "Ecoutez, si j'avais été un agresseur, elle n'aurait sûrement pas dormi chez moi ce soir-là." Mercredi, les avocats de Gilbert Rozon avaient pourfendu le témoignage de la plaignante, lui reprochant d'avoir changé sa version des faits au fil des années. Suite à sa déposition, le procès a été suspendu jusqu'au 6 novembre, date à laquelle auront lieu les plaidoiries finales.

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