Accusé de viol sur mineur, Bryan Singer propose 150.000 dollars pour s’éviter un procès

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SCANDALE – Bryan Singer va-t-il s’épargner un coûteux procès ? Le réalisateur américain propose 150.000 dollars à Carlos Sanchez-Guzman, un homme qui l’accuse de l’avoir violé lorsqu’il avait 17 ans, afin de mettre un terme à la procédure. Explications.

Bryan Singer tiré d'affaire ? La presse américaine révèle que le réalisateur américain, 53 ans, a proposé mercredi de verser la somme de 150.000 dollars pour s’éviter un procès dans l’affaire qui l’oppose à Cesar Sanchez-Guzman. En décembre 2017, ce dernier avait déposé plainte contre l’auteur de "Bohemian Rhapsody", l’accusant de l’avoir violé en 2003 lors d’une fête sur un yacht à Seattle, alors qu’il n’avait que 17 ans. Depuis, Bryan Singer a toujours nié en bloc. Comme il l'avait déjà fait en 2014 lorsqu'il avait été accusé de faits similaires par un certain Michael Egan, qui avait fini par retirer sa plainte.

En proposant un accord financier, qui doit encore être validé par la justice américaine, les avocats de Bryan Singer cherchent à mettre un terme à  une procédure coûteuse, pour leur client comme par la partie opposée. Cesar Sanchez-Guzman fait en effet l’objet d’une procédure de faillite depuis plusieurs années, et le trust chargé de ses intérêts lui recommanderait d’accepter la somme, supérieure aux frais générés par un éventuel procès.

Un personnage à la réputation sulfureuse

Dans un communiqué, les avocats du cinéaste précisent que sur le fond, le cinéaste clame plus que jamais son innocence. "Monsieur Singer a toujours nié connaître cet individu, et donc avoir eu la moindre interaction avec lui il y a 15 ans", assurent-ils. La fin d’un sulfureux feuilleton ? Possible. Reste que l’affaire semble avoir durablement terni l’image de l’un des champions du box-office américain depuis le succès du thriller "Usual Suspect", en 1995.

En janvier dernier, une enquête du magazine The Atlantic était venue semer le trouble au sujet d’un personnage au cœur de multiples rumeurs, dans le sillage de l’affaire Weinstein. Parmi les nombreux témoins interrogés, l’un d’entre eux y décrivait le cinéaste comme "un prédateur sexuel qui assommait les gens d’alcool et de drogues afin d’avoir des relations sexuelles". Tous évoquaient la complaisance des gens du métier à son égard.

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"Cet article ne fait que remâcher des accusations fictives par un groupe de gens qui mentent pour l’argent ou pour faire parler d’eux", allait déclarer Bryan Singer dans un communiqué. "Je ne suis pas surpris que ce papier homophobe nauséabond sorte en ce moment, afin de profiter du succès de 'Bohemian Rhapsody'." Un film dont il n’a jamais assuré la promo, ayant été évincé du tournage quelques jours avant le dépôt de la plainte. Depuis, sa carrière semble plus que jamais en stand-by. Et rien ne dit qu'elle puisse repartir de l'avant...

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Au printemps dernier, la société de production Millienium Films, qui avait engagé Bryan Singer pour diriger l’adaptation de la BD "Red Sonja", a décidé de suspendre le projet. D’après la presse américaine, aucune major ne voulait distribuer le film aux Etats-Unis, tant que le réalisateur y ait associé. Très discret ces derniers mois, ce dernier n'a pas non plus participé à la sortie du récent "Dark Phoenix", l'ultime opus de la saga "X-Men" dont il est producteur, après en avoir réalisé de nombreux épisodes.

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