Accusée de faire fuir les clients, la sœur autiste de Natalia Vodianova expulsée d'un café

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ABJECT - La soeur de Natalia Vodianova, Oksana a été expulsée de la terrasse d'un café avec sa nounou, ce mercredi 12 août. Le propriétaire reprochait à la jeune femme, autiste, de faire fuir les clients. Une situation que dénonce la top-modèle.

Ce jeudi, 13 août, l'explulsion sans ménagement d'Oksana, la sœur malade de la compagne d'Antoine Arnault, Natalia Vodianova, de la terrasse d'un café a suscité une intense émotion en Russie. 

Sur les réseaux sociaux, les internautes, et le top-modèle en première ligne sont montés au créneau pour dénoncer la discrimination touchant les personnes autistes en Russie.

"Allez vous faire soigner et soignez vos enfants"

Alors qu'elle se trouvait en terrasse, ce mercredi 12 août, où elle était installée avec sa nounou, la sœur de la mannequin a été forcée de quitter les lieux. "Le propriétaire du café est arrivé et a exigé, de façon grossière: 'Allez, partez, vous faites peur à tous nos clients. Allez vous faire soigner et soignez vos enfants. Et alors seulement, montrez-vous dans des endroits publics'", a écrit le top-modèle, qui n'était pas sur place.

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Posted by Natalia Vodianova on  mercredi 12 août 2015

Selon le mannequin, le seul client du café se serait alors levé pour demander à ce qu'Oksana reste, sans convaincre le propriétaire qui a appelé la police et demandé à un vigile, puis trois, de surveiller la jeune femme et sa nounou. Un peu plus tard, l'homme a porté plainte auprès de la police pour "petite délinquance" contre la jeune Oksana. Le fils du propriétaire a affirmé de son côté que la jeune femme avait fait fuir les clients "en se tapant la tête contre le mur", selon des propos recueillis par la chaîne de télévision russe Vesti.

Une enquête est ouverte 

Devant l'émotion suscitée, le Comité d'enquête a ouvert une enquête pour "violations à la dignité d'une personne en raison de son appartenance à un groupe social", un chef d'accusation passible de deux à cinq ans de prison. "Il est difficile de comprendre comment une personne handicapée pourrait nuire aux employés et aux clients, ou à l'image de cet endroit", a souligné le porte-parole du Comité d'enquête, Vladimir Markine, ajoutant que le propriétaire n'avait pas "de raison légitime".

La Russie est régulièrement dans le collimateur des ONG de défense de droits de l'Homme qui l'accusent de ne pas offrir les structures nécessaires pour les personnes handicapées. Environ 45% des enfants handicapés vivent à la charge de l'Etat, dans des institutions où ils sont souvent soumis à de mauvais traitements, a dénoncé l'ONG Human Rights Watch dans un rapport publié en 2014, rappelant que les médecins russes encouragent souvent les familles à abandonner leurs enfants malades.

>> Lire le rapport de Human Rights Watch sur "Les enfants en situation de handicap sont victimes de violence et de négligence"

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