Achats compulsifs, mensonges et oreillette : entre Johnny Depp et ses anciens managers, la bataille judiciaire tourne au vinaigre

Achats compulsifs, mensonges et oreillette : entre Johnny Depp et ses anciens managers, la bataille judiciaire tourne au vinaigre
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THIS IS WAR - Attaquée en janvier par l'acteur qui l'estimait responsable de la perte de "dizaines de millions de dollars", The Mandel Company a lancé le deuxième round ce lundi en lui renvoyant l'ascenseur. Dans une plainte déposée devant un tribunal de Los Angeles, elle évoque notamment "son habitude de mentir au public et aux autorités".

Mais qu'arrive-t-il donc à Johnny Depp ? Si à l'écran tout semble idyllique, avec le retour à la fin du mois de Pirates des Caraïbes, 5e du nom, en salles, sa vie privée est toujours aussi chaotique. Après son sulfureux divorce avec Amber Heard l'an dernier, marqué par des accusations de violences conjugales, le voilà embourbé dans une sombre bataille judiciaire qui a débuté au début de l'année. Le 31 janvier, l'acteur de 53 ans traînait devant la justice ses anciens managers, qu'il estimait responsables de la perte de "dizaines de millions de dollars".

Joel et Robert Mandel, de la Mandel Company, la société qui a géré pendant 17 ans les biens de l'acteur, ont contre-attaqué ce lundi en déposant à leur tour une plainte. Le point déclencheur ? Une interview donnée au Wall Street Journal la semaine dernière, dans laquelle Johnny Depp affirmait : "C'est mon argent. Si je veux acheter 15.000 boules de coton par jour, c'est mon truc". Une phrase qui figure dans la plainte de 38 pages récupérée par le site Deadline. Son rapport à l'argent, à la vérité et même à son métier y sont décortiqués. Et le tableau dressé n'a rien de reluisant.

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Ses anciens managers avancent ainsi que pendant leurs 17 ans de collaboration, Johnny Depp avait "un mode de vie très extravagant qui l'amenait souvent à dépenser plus de 2 millions de dollars par mois", "ce qu'il ne pouvait simplement pas se permettre". Et pour illustrer le tout, ils donnent quelques exemples : 75 millions pour "acheter, améliorer et aménager 14 résidences, dont un château de 20 hectares dans le sud de la France, une chaîne d'îles aux Bahamas, plusieurs maisons à Hollywood, plusieurs lofts à Los Angeles et un haras dans le Kentucky". Un yacht de luxe lui a aussi coûté 18 millions de dollars tandis que 300.000 dollars par mois servaient à rémunérer les 40 employés à temps plein qu'il avait dans le monde.

Un ingénieur du son à temps plein pour lui souffler ses répliques sur les tournages ?

Une partie de son argent aurait également été utilisée pour rémunérer ses avocats. Autant de "dépenses extravagantes" qui font dire aux anciens managers que Johnny Depp "pourrait souffrir d'un trouble compulsif d'achat". Un trouble "qui sera prouvé à travers une expertise mentale conformément à la procédure du Code civil de Californie et à un témoignage d'expert". "D'après ce que nous savons et ce que nous croyons, le fait qu'il se soit vanté de ses dépenses extrêmes et insensées est une preuve de plus de ses problèmes psychologiques", poursuit la plainte.

Le texte affirme aussi que Johnny Depp a une "habitude de mentir au public et aux autorités", évoquant l'épisode des chiens en Australie qui aurait pu les emmener lui et son ex-femme Amber Heard en prison et les violences envers  cette dernière. Et puis il y a cette accusation, située en tout début de plainte. Selon ses anciens managers, l'acteur aurait dépensé "des centaines de milliers de dollars pour employer à temps plein un ingénieur du son, que Depp utilise depuis des années pour qu'il lui souffle ses répliques sur les tournages".

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Vraiment ? Le clan Depp a rapidement réagi à ces accusations. "Accusés de malversation criminelle et de vol (...), les défendeurs ont décidé que la seule défense était d'utiliser du jargon de psy. C'est comme ça que les coupables répondent quand ils sont confrontés aux résultats d'une enquête légale et scientifique menées par quatre cabinets", a réagi Adam Waldman, l'avocat de l'acteur, dans un communiqué relayé par Variety. Johnny Depp, surpris la semaine dernière dans l'attraction "Pirates des Caraïbes" du parc Disneyland d'Anaheim, en Californie, avait l'air plutôt serein sous sa perruque de Jack Sparrow.

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