Affaire Epstein : le prince Andrew accusé de mentir sur sa volonté de coopérer

Affaire Epstein : le prince Andrew accusé de mentir sur sa volonté de coopérer
People

JUSTICE - Le fils cadet de la reine Elizabeth II a fait savoir dans un communiqué qu'il "avait proposé au moins trois fois" de témoigner aux autorités américaines dans le cadre de l'affaire Epstein. Faux, rétorque le procureur de New York, qui l'a rhabillé pour l'hiver prochain dans un tweet.

La bataille judiciaire vire à la guerre de communication. D'un côté, le prince Andrew,  sommé depuis des mois de s'expliquer sur ses relations avec Jeffrey Epstein dans le cadre des investigations sur un trafic de mineurs. De l'autre, les autorités américaines qui courent après son altesse royale depuis des mois sans jamais réussir à l'interroger. 

Le bras de fer a pris une toute autre dimension cette semaine après la publication par The Sun d'informations selon lesquelles la justice américaine avait saisi les autorités britanniques pour contraindre le fils cadet de la reine à témoigner. De quoi pousser les avocats du prince à réagir dans un très long communiqué transmis lundi 8 juin. Une première sortie publique pour son équipe de défense depuis ses prises de fonction en janvier dernier. 

"Le duc d'York a proposé au moins trois fois son assistance en tant que témoin au département de la Justice", assurent-ils. "Malheureusement, le DoJ a réagi à nos deux premières propositions en violant leurs propres règles de confidentialité" quand ils ont affirmé qu'il n'avait pas coopéré au début de l'année. Ils accusent même le département de "vouloir peut-être rechercher la publicité plutôt que d'accepter l'assistance proposée".

Aujourd'hui, le prince Andrew s'est encore une fois présenté faussement au public comme ayant hâte de coopérer- Geoffrey Berman, procureur fédéral de Manhattan

Il n'a fallu que quelques heures au procureur fédéral de Manhattan, en charge des investigations sur Epstein, pour répondre à ces attaques. Sans retenir aucun coup. "Aujourd'hui, le prince Andrew s'est encore une fois présenté faussement au public comme ayant hâte de coopérer à une enquête criminelle fédérale en cours" qu'il avait "plusieurs fois refusé de caler un entretien avec les autorités américaines" et qu'il les avait informées "clairement il y a près de quatre mois qu'il ne se rendrait pas à un tel entretien". "Si le prince Andrew souhaite sérieusement coopérer, nos portes restent ouvertes et nous attendons de savoir quand nous devons nous attendre à le voir", conclut Geoffrey Berman.

Lire aussi

Le prince Andrew se fait silencieux depuis l'été dernier et la publication de documents judiciaires aux Etats-Unis. Une femme y affirme qu'il l'a violée à trois reprises alors qu'elle n'avait que 17 ans, sous la pression d'Epstein. Des accusations que le duc d'York a toujours démenties avec la plus grande vigueur malgré la publication de photos le montrant dans les rues de New York avec le milliardaire. 

Toute l'info sur

Jeffrey Epstein, le milliardaire qui exploitait sexuellement des mineures

Une interview donnée à la BBC en novembre, dans laquelle il avait manqué d'empathie pour les victimes, avait tourné au fiasco et précipité sa mise en retrait de la vie public. Prochaine étape, l'extradition ? Non, selon le ministre américain de la Justice. "Je crois qu'il est juste question qu'il fournisse des informations, mais je ne vais pas commenter plus avant", a déclaré William Barr sur Fox News, cité par l'AFP.  Un expert judiciaire affirme de son côté à Newsweek que le prince Andrew pourrait être contraint de témoigner. 

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent