Affaire Gayet-Closer : verdict le 2 septembre

Affaire Gayet-Closer : verdict le 2 septembre
People

AFFAIRE HOLLANDE-GAYET - Le volet pénal de l'affaire qui oppose Julie Gayet au magazine Closer continue. L'actrice avait assigné le magazine "Closer" pour "atteinte à la vie privée". Le procès s'est déroulé mardi 1er juillet : le tribunal rendra sa décision le 2 septembre.

Le feuilleton judiciaire opposant Julie Gayet au magazine Closer continue. Après avoir assigné Closer au civil, l'actrice avait déposé une plainte contre X au pénal pour "atteinte à l'intimité de la vie privée", après la publication par l'hebdomadaire people d'une deuxième série de photos la montrant au volant de sa voiture non loin du Bon Marché, le 17 janvier dernier. Une enquête avait alors été ouverte à Nanterre car les photos montraient l'actrice au volant de sa voiture, un bien considéré comme un lieu privé.

Mi-avril, le parquet avait décidé de renvoyer devant la justice le paparazzi Sébastien Valiela, auteur des premiers clichés volés de François Hollande et de Julie Gayet, son beau-frère et collaborateur Laurent Viers, Carmine Perna, directeur général de Mondadori Magazines France - éditeur de Closer - et Laurence Pieau, directrice de la rédaction du journal.

Le cliché en question 

Sébastien Valiela a toujours nié être l'auteur de la seconde série de photos parue dans Closer, celle incriminée. Durant les auditions, Laurent Viers a également nié en être l'auteur. Alors face aux dénégations du photographe, les policiers ont fait parler les téléphones portables et se sont aperçus que le 2 janvier, date de la prise de vue du cliché, à 13h21, le téléphone de Laurent Viers se trouvait à 610 du Bon Marché et celui de Julie Gayet, à 210 mètres. Face à la juge, il s'est défendu d'avoir suivi l'actrice, il la suivait "pour avoir des informations".

A la barre, Laurence Pieau, la directrice de Closer a assuré qu'elle ignorait que la photo en question de Julie Gayet dans sa voiture pouvait constituer une infraction pénale. "Pour moi ce n'est pas un endroit privé", a-t-elle déclaré.Pour Julie Gayet, la version est différente. En mars dernier, lors du procès civil, son avocat Me Ennochi avait dénoncé "une véritable traque", "une chasse à courre" contre "un gibier".

Le parquet requiert 5000 euros d'amende avec sursis

Au centre de l'accusation, Laurent Viers et Sébastien Valiela. Soupçonné d'avoir photographié l'actrice au volant de sa voiture le 2 janvier dernier, rue de Sèvres, Laurent Viers, beau-frère de Valiela comparaît également pour "faux" et Sébastien Valiela, le second photographe pour "complicité de faux" car la police a retrouvé, au cours d'une perquisition au domicile du premier, une fausse carte de journaliste fabriquée à partir du document authentique de Sébastien Valiela.

Laurence Pieau et Carmine Perna, les deux responsables du magazine sont, pour leur part, poursuivis pour avoir publié cette photo de l'actrice au volant de sa voiture sans son consentement. Laurent Viers, Laurence Pieau et Carmine Perna risquent un an de prison et 45.000 euros d'amende pour "atteinte à l'intimité de la vie privée". Le ministère public a notamment requis 5.000 euros d'amende avec sursis à leur encontre, ainsi que la diffusion par voie de presse du jugement.
A l'encontre de Laurent Viers, "un traqueur motocycliste", le parquet a demandé une interdiction d'entrer en relation avec Mme Gayet pendant 3 ans et une interdiction de conduire un véhicule à moteur pendant 3 mois. Le tribunal rendra sa décision le 2 septembre.

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent