Après le décès de Michou, que va-t-il advenir de son célèbre cabaret ?

Michou ou Michel Catty, de son vrai nom, est mort ce dimanche à l'âge de 88 ans. Découvrez l'histoire du Prince bleu de Montmartre, celui qui avait su se faire aimer de tous, des anonymes aux politiques.
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MYTHIQUE - Ce 26 janvier, Michou s'est éteint à 88 ans. Sa personnalité a fait de son cabaret une institution, un passage obligé pour les amoureux de Paris et de la France lorsqu'ils sont de passage dans la capitale.

Ce dimanche, le spectacle va continuer. Au soir de la mort disparition de "Michou", l'institution des nuits parisiennes ne ferme pas les portes. Le show est maintenu et un hommage spécial à son fondateur iconique lui sera rendu. La soirée devrait être belle comme c'est le cas depuis 1956. Son minuscule cabaret fantaisiste, devenu référence internationale en la matière et qui a inspiré "La Cage aux folles" à Jean Poiret, ne désemplit pas. 

Quasiment tous les soirs, sous l’œil et les lunettes bleues du maître des lieux, touristes en goguette dans la capitale française et people en quête de folie se sont pressés au 80 de la rue des Martyrs dans le 18e arrondissement de Paris, "mes amis" comme il les appelait indistinctement. "D'hier à aujourd'hui, j'ai franchi tous les obstacles, avec toujours cette même envie dévorante, pour que mon cabaret devienne un lieu aussi flamboyant qu'incontournable", écrivait-il dans ses mémoires "Prince Bleu de Montmartre".  

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Avec la disparition de celui que l'état civil connait sous le nom de Michel Georges Alfred Catty, pas sûr que l'aventure continue sans l'âme du lieu. Dans ce livre, paru en 2017, "Michou" évoquait ce moment et révélait ses dernières volontés : il voulait être enterré dans un cercueil, bleu évidemment, et expliquait qu'il souhaitait "que le cabaret à son nom s'arrête à sa mort" : "Je veux que cette maison disparaisse avec moi. Cela peut paraître prétentieux, mais le cabaret ne me survivra pas", écrivait-il. 

Sur RTL, en 2016, l'homme en bleu formulait déjà cette volonté : "Je veux que, quand je vais disparaître, cet établissement soit fermé deux jours après et qu'il soit un souvenir pour tous ceux qui m'ont aimé et que, lorsqu'ils passent à Montmartre, devant le 80 de la rue des Martyrs, qu'ils se disent : 'Oh, c'était ici Michou !' C'est le plus beau cadeau que la vie me donnera."

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